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conseilLe Conseil des ministres du mercredi 06 juin 2018 a autorisé l’ouverture de l’agrément de l’égrenage de coton à une nouvelle société. Cela permettra d’accroître la capacité nationale d’égrenage du Bénin.

Le coton béninois a de beaux jours devant lui. Le ministre de l’Industrie et du commerce a été instruit, en relation avec l’Association interprofessionnelle de coton (Aic), afin d’ouvrir l’agrément à une usine additionnelle d’égrenage. Cette mesure fait suite au bilan reluisant de la campagne cotonnière 2017-2018. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, il s’agira d’autoriser l’implantation d’une nouvelle usine d’égrenage de coton en relation avec l’Aic. Aujourd’hui, le Bénin compte 19 usines d’une capacité annuelle totale de 600 000 tonnes. Mais, pour la campagne à venir, les attentes sont au-delà du niveau d’égrenage actuel. C’est pourquoi, le gouvernement a posé un tel acte afin de garantir l’égrenage à bonne date de la production supplémentaire espérée dès la fin de la campagne en cours, d’augmenter les capacités nationales en vue de renforcer l’industrie cotonnière et de favoriser la création de nouveaux emplois. A travers cette décision, le gouvernement vient de mettre en œuvre l’article 19 de l’accord-cadre du 07 janvier 2009 qui lie le gouvernement à l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) et qui stipule que « l’autorisation de l’augmentation de la capacité nationale d’égrenage du coton graine par l’installation de nouvelles usines d’égrenage ou par l’extension de la capacité des usines existantes est de la responsabilité conjointe de l’Etat et de l’interprofession du coton ». Le chef de l’Etat et son gouvernement viennent une fois de montrer leur attachement aux textes qui régissent le secteur cotonnier. Cet acte de gouvernance qui témoigne d’une vision prospective et d’anticipation doit être encouragé. Egalement, le timing choisi est le meilleur puisqu’il intervient à un moment où les compteurs sont au vert et indiquent que la capacité d’égrenage actuelle sera dépassée au regard de l’accroissement de la production. L’Exécutif n’a qu’un seul souci, c’est d’assurer l’égrenage à bonne date. Avec cette décision, c’est l’industrie cotonnière qui se portera désormais mieux avec la création de nouveaux emplois directs et indirects.

 Armel Nelson Avadémey