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BOIS-COUPE La coupe abusive du bois au Bénin se poursuit avec ses multiples conséquences sur le climat. Dans plusieurs Communes et localités du département de l’Alibori, notamment dans les zones forestières, la saignée est profonde et se fait au vu et au su des autorités en charge de la protection des réserves forestières. La situation est critique au point d’amener les autorités locales de la Commune de Banikoara à monter au créneau pour dénoncer le fait.

Le constat de la dégradation de la flore est une évidence et ceci se fait sous le regard impuissant des autorités du Centre national de gestion des réserves forestières. Désormais, les spécialistes du bois et profiteurs des ressources de nos forêts assaillissent les réserves avec les tronçonneuses, selon nos investigations. La situation est très alarmante car, plusieurs espèces végétales ont complètement disparu. Le chef de l’arrondissement de Founougo, dans la Commune de Banikoara, Zimé Orou Gnanro, et son secrétaire sont sortis de leur mutisme. L’autorité locale a déclaré que « Trop, c’est trop ». C’est ainsi qu’il a décidé de faire passer des communiqués radiodiffusés afin d’attirer l’attention des populations et des autorités sur le drame qui guette cette région du pays. Les espèces végétales les plus usuelles telles que le néré et le karité sont en passe de disparaitre dans cette plus grande Commune productrice du coton. D’ailleurs, les signes annonciateurs d’une calamité climatique sont déjà perceptibles dans la Commune de Banikoara. « Le retard et l’absence de la pluie en pleine saison pluvieuse reste symptomatique de la situation », a confié un climatologue. La vraie moutarde fabriquée à base du néré n’existe presque plus. C’est la moutarde au soja qui est désormais consommée. Le beurre de karité est, de plus en plus, ignoré par la génération actuelle. Il y aura péril si rien n’est fait pour arrêter la saignée.

 Abdou Aziz Orou Kpandé (Stagiaire) (Br Borgou-Alibori)