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justice audienceTemps de vengeance passagère aidée par des effluves d’alcool et l’arme fatale est portée. L’accusée d’hier, Yaovi Zoumadan, a totalisé 13 ans en détention pour un acte qu’il pouvait pourtant éviter. Les événements se sont déroulés  dans la soirée du dimanche 03 octobre 2004 à Zanzoun commune de Zè. Ce jour, l’accusé rentrait chez lui lorsqu’on lui porta l’information qui a bouleversé sa vie. En effet, il lui a été rapporté que son oncle Agbanninhin Nougbodin a sérieusement molesté sa génitrice. Pris d’une colère vive et aidé par un état d’ivresse prononcé, il ne s’est pas posé de question. Il a assené de violents coups de gourdin à la tête, aux bras et aux jambes à son oncle qui s’écroula. Pris de panique, il le conduisit au centre de santé de Somè où ils ont été orientés vers l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi avant d’être transférés au Cnhu/Hkm à Cotonou. Faute de moyens, Agbanninhin a été expulsé de l’hôpital où il rendit l’âme à la maison faute de soins appropriés. A la barre hier, l’accusé n’a pas nié les faits. Son avocat a plaidé coupable, mais a sollicité la requalification des faits. Pour Me Alfred Bocovo, Yaovi n’avait pas agi dans l’idée de donner la mort à son oncle. Son comportement à la suite du drame démonte à suffisance selon lui qu’il n’était que dans l’idée de le corriger. Selon l’argumentaire de l’avocat de la défense, la mort survenue a été facilitée par des paramètres comme l’inefficacité du système sanitaire et l’indigence de l’accusé. Le Ministère public de son côté a souhaité qu’on condamne l’accusé au temps passé. Au terme des débats, la Cour a condamné Yaovi Soumdan à 12 ans de travaux forcés. Ayant passé déjà 13 ans derrières les barreaux, il recouvre sa liberté.
HA