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Cyriaque EdonL’Observatoire de l’emploi et de la formation (l’Oef), a initié à l’endroit des étudiants et des enseignants des Universités de Parakou, une causerie sur les créneaux porteurs dans le secteur de l’emploi. Cette rencontre qui s’est déroulée le vendredi 21 décembre 2018,  a eu pour cadre l’amphi 1000 de  l’Université de Parakou.

Amener les étudiants à faire des choix judicieux des filières de formation en vue d’une meilleure insertion professionnelle  à la fin de leur cursus. Tel est l’objectif de la rencontre qui a réuni étudiants et professeurs des universités publiques et privées de Parakou. Deux communications ont meublé les échanges. L’une est relative aux résultats de la note d’analyse sur le chômage et le sous-emploi et l’autre porte sur les créneaux porteurs au Bénin. Dans son exposé, Cyriaque Edon, enseignant/Chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, a d’abord  fait remarquer que les indicateurs sur l’emploi au Bénin ne sont pas reluisants. D’après ses explications,  le taux de chômage  est de 11% selon  une récente étude réalisée par la Banque mondiale. « Avec le sous emploi, on est autour de 65% cela veut dire qu’on a plus d’un jeune sur deux qui n’arrive pas à vivre décemment de leur travail. Ce qui veut dire que le travail qui est censé être un moyen accélérateur de l’inclusion sociale et de croissance  ne joue plus aujourd’hui son rôle de vecteur de l’inclusion sociale et 65% des jeunes qui travaillent restent exclus socialement», a-t-il ajouté. Il a été également révélé  que 84%  du  secteur informel génèrent  d’emplois. Pendant ce temps, les services emploient près de 50% suivi de l’agriculture qui tourne autour de 30%. A l’en croire, ce phénomène s’explique par le fait que plus de 75% de ceux qui sont formés proviennent  des sciences sociales, du droit et autres et à peine 2% de la formation viennent des mathématiques et de l’informatique. Pour changer la donne, le communicateur pense que l’Etat doit poursuivre la transformation structurelle, arrimer l’offre de formation aux politiques de développement. Les enseignants, de leur côté, doivent assurer un enseignement de qualité dans un environnement difficile, développer l’esprit d’initiative chez les apprenants et moderniser les offres de formation. Les chefs d’entreprise quant à eux, doivent innover, investir dans le capital humain. Les jeunes doivent choisir leur formation, accepter la flexibilité du marché, être polyvalents, chercher de façon permanente les informations et puis avoir la capacité d’adaptation.

 

Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)