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azaLe meilleur fonctionnement des entités de nos religions endogènes est tributaire de l’élaboration de textes de loi, selon le prêtre du fâ qui était l’invité de l’émission l’hebdo de Océan fm ce vendredi. « Le Nigéria et le Ghana ont légiféré sur la sorcellerie, la RDC aussi. « On ne peut pas dire que la RDC est supérieure au Bénin dans la manipulation des énergies apprivoisées » argue l’invité de Rachida Houssou et de Rèliou Koubakin pour justifier la faisabilité de l’encadrement juridique d’une matière qui relève visiblement de l’irrationnel. Cet arsenal juridique permettra de répertorier l’ensemble des couvents sur le territoire national et de réguler leur fonctionnement. C’est un préalable, dit-il pour anticiper sur les crimes crapuleux en débarrassant cet univers de ce qu’il appelle les « imposteurs ». Ce sont justement ces derniers qui fournissent aux jeunes mal intentionnés les vodouns dont ils dévoient la mission.

Répression et sensibilisation

La proposition de l’arsenal juridique a été faite au gouvernement mardi dernier au cours de la séance de travail sur la cybercriminalité.Le gouvernement dont David Coffi Aza a salué les actions menées jusqu’à présent. « Il faut dératiser le pays », selon lui. Non sans ajouter qu’il faut dépassionner le débat au sujet d’un phénomène lié en partie au chômage.

Bientôt une conférence nationale des forces vives de la spiritualité

Elle est prévue pour le mois de mai. Du 13 au 16 mai à Cotonou selon les prévisions, renseigne David Coffi Aza. Cette rencontre est pensée pour mettre en commun les réflexions de « ceux qui pratiquent les rites traditionnelles initiatiques, le fâ et le vodoun. Les délégués viendront de tous les départements pour se pencher sur l’attitude à adopter face aux enjeux contemporains. Ces assises vont déboucher sur la création d’une fédération « de toutes les associations à caractère initiatique traditionnelle régulièrement enregistrées ». En attendant ce conclave, il faut à court terme, couper la source d’approvisionnement du Kinninsi qui, à en croire l’invité de l’émission, se produit à échelle industrielle dans une localité du sud Bénin dont il a préféré taire le nom. Le prêtre du fa a rappelé que les prévisions du Tofa 2018 avaient pourtant mentionné la recrudescence de ce phénomène, mais les dispositions n’ont jamais été prises pour conjurer le mauvais sort. Depuis 12 ans que l’oracle fait ses prévisions, aucun gouvernement ne consent à faire les sacrifices exigés par le tofa, se désole David Coffi Aza qui déplore l’instrumentalisation de certains dignitaires « qui ont peur de dire la vérité au chef ».

Source : Océan Fm