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La police judiciaire et l’Aalb-Bénin veillent au grain

Samedi noir pour les trafiquants d’ivoire à Cotonou. Le 4 juin 2016, veille de la Journée mondiale de l’environnement, un commerçant a été arrêté avec 6 pointes d’ivoire qu’il s’apprêtait à vendre à 6 millions de francs Cfa environ. L’opération a eu lieu dans un hôtel à Saint-Michel. L’arrestation est le fruit de la collaboration entre de la Police judiciaire et le programme d’Appui à l’application des Lois sur la faune et la flore (Aalf-Bénin). Ce criminel faunique sera remis à la justice qui décidera de son sort. Et vu que la Journée mondiale de l’environnement de cette année est célébrée sous le thème « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage », la  justice jouera, comme cela se doit, sa partition. Si déjà le Secrétaire général de l’Onu exhorte « les populations et les gouvernements des quatre coins du monde à vaincre l’indifférence, à lutter contre la cupidité et à préserver notre patrimoine naturel pour les générations présentes et futures », il urge de punir sévèrement ces trafiquants. Pour rappel, l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application informe qu’est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans, quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine.  Cette même loi en son article 154 stipule qu’est puni d’une amande de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis.

 Serge Adanlao