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Emmanuel Tiando, Président de la Céna
Emmanuel Tiando, Président de la Céna

24 heures après la destitution du coordonnateur au budget de la Céna Freddy Houngbédji par ses pairs, les membres de l’institution chargée d’organiser les élections sont montés au créneau pour expliquer les tenants et aboutissants de cette décision. C’était à l’occasion d’une conférence de presse qui a eu lieu ce mercredi 19 août.  

La nouvelle de la destitution du Coordonnateur au budjet de la Céna a donné lieu à plusieurs interprétations au sein de l’opinion publique, raison pour laquelle l’institution s’est dépêchée d’organiser un point de presse pour situer les uns et les autres. Le président Emmanuel Tiando a expliqué aux hommes de médias que la destitution de Freddy Houngbédji de son poste de Coordonnateur au budget n’a pas été faite de façon hasardeuse et que ceci n’a aucune connotation politique. Cette décision a pour but de garantir le bon fonctionnement de la Céna, a-t-il laissé entendre. Emmanuel Tiando a réitéré que la plénière a arraché sa confiance à Freddy Houngbédji compte tenu de son refus d’appliquer les décisions du groupe, sa gestion solitaire et non transparente, son refus de compte rendu au bureau et à la plénière et son attitude de défiance. A en croire le premier responsable de la Céna, cette destitution a été faite conformément  au règlement intérieur qui dit que la gestion de l’institution doit être faite de façon collégiale. En dépit de cette destitution, Freddy Houngbédji reste et demeure membre de la Commission électorale nationale autonome.

De graves irrégularités constatées dans la gestion de Freddy Houngbédji par un rapport présenté à la plénière du 18 août

FREEDY-HOUNGBEDJIC’est au cours de  la plénière en date du mardi 18 août que la destitution de Freddy Houngbédji a été prononcée à la suite d’un vote de défiance  à main levée. Le principal sujet à l’ordre du jour était l’examen du budget des différentes élections de 2015,  notamment le point d’exécution du budget. Un rapport d’exécution dudit budget a été présenté à l’assistance par le chef service budget en la personne de Dossou Kpanou Régis, sous la supervision du directeur des cellules des affaires financières Wilfried Affognon. Il ressort de cette présentation un dépassement de plus de 3 milliards du budget. Le montant autorisé par le ministère des finances est de 9 milliards mais au finish, la somme totale des dépenses est dans l’ordre de 12 milliards. De graves irrégularités ont été notées, selon ce rapport. Les commissaires ont relevé que les coûts de réalisations sont excessifs et doivent être justifiés pour la plupart des commandes. Il y a eu des dépassements que la plénière n’a pas autorisés, les quantités initiales n’ont pas été toujours respectées. Face à ce constat, les membres de la Céna ont émis des doutes sur la sincérité des chiffres qui ont été annoncés et la discordance observée entre le budget et le coût de réalisation contenu dans le rapport financier examiné. A en croire Emmanuel Tiando, le coordonnateur du budget a été rendu responsable des faits. Ce qui lui aurait valu son poste mais il demeure membre de l’institution. Le coordonnateur  a été  aussi démis mais cette fois-ci par le président de la Céna de sa fonction de personne responsable des marchés publics. Emmanuel Tiando a précisé qu’avant la prise de cette décision, des démarches ont été menées en direction de proches du coordonnateur au budget en l’occurrence le député Augustin Ahouanvoébla pour qu’il puisse faire entendre raison à Freddy Houngbédji. Une démarche qui selon Tiando n’a pas changé l’homme.

Marcus Koudjènoumè