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UNIVERSITE-ETUDIANTAprès une semaine de répit, le campus d’Abomey-Calavi risque de basculer une fois encore dans la violence les jours à venir. Et pour cause les étudiants n’ayant pas toujours eu gain de cause au sujet de l’organisation de la seconde session à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines Flash décident de déclencher une grève illimitée à partir de jeudi prochain. Il s’agit d’une décision qui a été prise ce lundi 22 juin à la suite d’une assemblée générale.

Les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi renouent avec le mouvement Campus mort à partir de Jeudi prochain. Il s’agit cette fois ci d’une grève illimitée décidée de commun accord par les trois organisations estudiantines à caractère syndical que sont la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin FNEB, l’Union Nationale des Etudiants du Bénin UNEB et l’Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin UNSEB. Ceci pour réclamer la signature d’un acte administratif attestant de l’organisation de la session de rattrapage à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (Flash). Plus d’activités académiques jusqu’à nouvelle ordre. C’est la grande décision que l’on retient des assises qui ont eu lieu ce jeudi dans l’enceinte de ce haut lieu de savoir. D’après les conclusions de l’assemblée générale des étudiants, les examens du mercredi 24 juin prochain à la Faculté du droit et des sciences politiques (Fadesp) n’auront pas lieu, les autres écoles et facultés seront fermées. Les prochaines élections locales, communales et municipales du dimanche prochain risquent de ne pas se tenir dans l’enceinte de l’université puisque les grévistes menacent d’empêcher le déroulement de ces joutes électorales. La tension risque encore de monter entre étudiants et forces de l’ordre. Les responsables étudiants avaient rencontré vendredi dernier le Vice-Premier ministre François Abiola. Face à ces derniers, le ministre de l’enseignement supérieur a affirmé avoir donner les instructions aux autorités compétentes en la matière pour que la session de rattrapage réclamée par eux soit organisée. Pour l’autorité, il s’agit d’une crise qui n’avait plus sa raison d’être dès l’instant où le consensus est trouvé autour de la question. Mais à en croire les étudiants, l’application de cette décision ministérielle n’a pas été respecté. Des résistances seraient observées du côté des autorités de la Flash et du corps professoral quant à la mise en œuvre de la mesure de l’autorité.

Marcus Koudjènoumè