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Vers une autre paralysie des activité à Uac

Le calme actuel à l’Université d’Abomey-Calavi annonce une autre tempête. La concession faite par l’autorité ministérielle, François Abiola, sur la question de la seconde session semble ne pas requérir l’adhésion de tout le corps professoral qui boude déjà. Trois blocs rivaux se forment. Le ciel du campus d’Abomey-Calavi est nuageux, les hostilités ne vont certainement pas tarder.

Tout est parti de la séance de crise entre le Ministre Abiola et l’autorité rectorale tenue la semaine écoulée, au lendemain des violences entre forces de l’ordre et étudiants sur le campus. Les conclusions de cette rencontre prévoient l’organisation de la session de rattrapage au profit des apprenants. A priori, on ne devait plus douter de rien, mais le courrier du ministre n’a pas fait l’unanimité au sein des enseignants. Certains arguent que la décision est solitaire et se disent n’être concernés, ni de prêt ni de loin. En face de ces derniers qui rangent déjà leurs affaires pour des vacances méritées, il y a d’autres qui ne rechignent pas contre la mise en exécution de la mesure de l’autorité. Du coup, trois blocs rivaux s’instaurent. D’un côté, il y a le Ministre qui tiendra à mettre en œuvre sa décision. D’un autre, les enseignants protestataires qui vont forcément vouloir mettre la pression. Enfin, il y a le bloc des dissidents qui risquent de casser le mouvement d’ensemble. Le bras de fer change sans doute de camp et l’autorité se retrouve pratiquement à l’étroit face à la pression du corps enseignant et la fougue de ces étudiants dont les revendications ne sont pourtant pas à balayer d’un revers railleurs. Certains voient derrière cette ‘’meute’’ brusque de certains enseignants une instigation discrète du camp rectoral qui voit la décision de l’autorité comme une façon de donner raison aux apprenants. L’autorité rectorale, selon certaines indiscrétions, semble créer l’incident pour amener l’autorité à revoir sa décision qui n’arrange pas beaucoup le calendrier établi par l’Unesco. A qui donner raison ? À qui donner tort dans ce nouveau bras de fer ? La décision du Ministre en charge de l’enseignement supérieur est une fois encore attendue. Pour l’instant, les organisations d’étudiants que sont la Fneb, l’Uneb et l’Unseb qui avaient déjà sursis à leur mouvement ‘’campus morts’’ menacent de reprendre les hostilités si, d’aventure, le corps enseignant arrivait à instaurer la paralysie. Une rencontre de crise entre étudiants est prévue pour demain. Les prochains jours s’annoncent difficiles.

Hospice Alladayè

  L’Unseb invite les enseignants de la Flash à revoir leur copie

Il y a quelques mois les étudiants se sont mis en mouvement protestataire contre la session unique à la Flash. Les grèves sont déclenchées et ont suscité des affrontements sanglants entre forces de l’ordre et étudiants. Des blessés graves et arrestations sont enregistrés dans le rang des étudiants. Et tout ceci sous le regard de nos enseignants. L’engagement des étudiants pour rejeter la section unique à la Flash a conduit le Ministre François Abiola à reconnaître la légitimité de l’organisation de la session de rattrapage aux étudiants. Il exige en outre que les autorités rectorales rendent comptent aux enseignants de sa décision. C’est ainsi qu’à travers une Assemblée générale le 15 juin 2015, les chefs de départements et enseignants de la Flash se sont réunis. L’une des décisions issues de cette Ag est le rejet par ces enseignants et chefs de département de la Flash de la décision du ministre Abiola. Ainsi, ont-ils annoncé des mesures comme l’arrêt du mouvement de protestation des étudiants à travers des sanctions à l’encontre des responsables étudiants. Ils sont allés jusqu’à préconiser des mesures fascistes, assassines et rétrogrades d’exclusion en prenant en exemple les cas des anciens responsables tels Zinzindohoué Eustache, Sègnanka Rodolphe et autres arbitrairement exclus dans les années 90-2000.

Il apparaît alors clairement que ces autorités et enseignants sont contre les intérêts des étudiants. C’est incroyable! Et pourtant, quand il s’agit de la défense de leurs intérêts, les étudiants sont toujours restés favorables. Et nous ne nous sommes jamais attaqués à leurs intérêts. C’est en vertu de cette étroite collaboration qui a toujours prévalue entre enseignants et étudiants que nous en appelons au sens de responsabilité de nos enseignants qui sont d’ailleurs parents. Mesdames et Messieurs les Enseignants, comprenez que vous avez à faire à vos enfants. Revoyez votre copie pour le mieux-être de la communauté universitaire!

Quant aux camarades étudiants, nous vous rappelons que la lutte doit être poursuivie. Elle doit être orientée envers et contre le Lmd. C’est l’origine de tout ce qui nous arrive aujourd’hui. Tant qu’il y aura le Lmd, le spectre de la session unique va toujours planer. Osons allez de l’avant dans notre lutte pour avoir la session de rattrapage et pour la suppression pur et simple du Lmd, sources de nos malheurs.

 Seule la lutte paie !

Abas le Lmd !

 En avant pour la victoire !

 Abomey-Calavi, le 17 juin 2015

 Pour la section Unseb/Uac Le Président,

 Damien Z. Degbey