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Golou
Emmanuel Golou en position de faiblesse

Depuis le jeudi 20 juillet 2017, la crise au sein du parti social-démocrate (Psd), connaît une nouvelle dimension. Il y a eu le verdict du tribunal. Très attendu pour mettre fin à la polémique, Il l’a relancé de plus belle.

Bien que concis et peut être à  cause de cela, le libellé du jugement a favorisé des interprétations.  Les amis de Golou ont été les plus rapides. Très tôt, ils ont proclamé avoir gagné,  afin de marquer l’opinion. Leur stratégie est de rendre peu audibles les explications de leurs protagonistes. Pourtant, la conférence de presse, tenue le lendemain par ces derniers au chant d’oiseaux, était si limpide et si convaincante que seul un confrère a eu à poser de question,  une seule question. Oui, le juge a levé l’interdiction de tenir un congrès par l’un ou l’autre camp. Il les a renvoyés dos- à-dos quant à  la présidence du parti, se déclarant incompétent en sa qualité de juge de référé. La preuve, le président Ebo Clément organise les 11 et 12 Août prochains le congrès du Psd. Mais, dans la précipitation, Golou et ses amis ont voulu pousser loin leur  stratégie de conditionnement de l’opinion publique. Hélas ! Leurs dernières initiatives ont au contraire ruiné le peu de crédibilité dont ils pouvaient se prévaloir,  car elles ont projeté des éclairages sur les vraies causes de la crise. Ainsi, annoncé le vendredi soir, un pseudo congrès se tient le samedi dans un enclos de Sikècodji.  Sa durée : environ quarante minutes !  Pas d’invités.  Une seule intervention, suivie de la lecture de la composition du bureau et d’une  résolution de sortie de l’Union fait la Nation. Les organisateurs ont vite évacué les lieux comme s’ils redoutaient les conséquences d’une violation de la loi.  Si tant est que la justice leur a donné  raison, pourquoi se cachent-ils ?  Que se reprochent-ils en agissant de la sorte ? Par ailleurs,  et sur les lieux, Il n’était guère possible de connaître la qualité  des participants et invités. Etaient-ce des militants ou les habituels animateurs  loués pour la circonstance ?  Ils auraient rempli leur contrat à  l’applaudimètre .L’examen de la composition du bureau a fini de convaincre les sceptiques qu’il s’agit  d’une  grossière mise en scène car, de toute évidence,  l’équipe présentée ne peut pas diriger une aussi prestigieuse formation politique que le Psd. Depuis samedi dernier, l’opinion publique a une nouvelle compréhension des manœuvres en cours. Une minorité veut imposer à une large majorité des orientations et ses pratiques politiques. De tels comportements sont surprenants de la part d’un  haut responsable de l’Internationale socialiste. Ne pas accepter la loi de la majorité, faire scission est une démarche politique peu conforme aux idéaux proclamés d’un parti social-démocrate. Engager un passage  en force par un congrès séparatiste, rassembler des foules pour tromper l’opinion publique, s’entourer d’une poignée de partisans en ignorant la majorité des animateurs du parti et, de façon  ironique, lancer un appel au rassemblement autour de la minorité,  tout cela relève d’un  jeu dangereux qui ne peut permettre  l’édification d’une  force politique. C’est une tristesse pour les patriotes et les démocrates Béninois.  Ils sont en droit de penser que les agitations de Golou et ses amis relèvent plus de convulsions durant l’agonie,  que de l’annonce d’une  relance politique.

AT