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maire alassane a.
Le maire Alimiahou Alassane au milieu

Le maire de la Commune de Ouaké, Alimiahou Alassane est en désaccord avec la grande majorité des conseillers communaux de la localité. Ils sont 9 élus communaux sur 12 que compte actuellement le Conseil communal de Ouaké à adresser, lundi 04 septembre 2017, au maire Titchalé Alimiahou Alassane, une demande de convocation d’une session extraordinaire pour le vote de défiance.

Le Conseil communal de Ouaké traverse actuellement une crise qui risque d’emporter le maire Titchalé Houaliahou. Par le truchement d’une demande de convocation pour une session extraordinaire dont ampliations sont faites au Préfet du département de la Donga ainsi qu’au Ministre de la décentralisation, 9 conseillers dissidents sur les 12 que compte actuellement ce Conseil communal après l’invalidation d’un siège par la cour suprême, désapprouvent la gestion du maire de la Commune de Ouaké. Au nombre des 9 conseillers signataires de la motion de destitution, on dénombre 5 élus communaux de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) et 4 conseillers des Forces cauris pour un Bénin émergeant (Fcbe), même force politique que le maire décrié. Dans cette motion de destitution, les conseillers dissidents ont fait savoir que la Commune de Ouaké,  depuis l’installation du nouveau Conseil communal, connait une gestion hasardeuse, solitaire et opaque. Selon ces conseillers mécontents, il a été constaté une indisponibilité notoire du maire et son incompétence à développer un leadership politique et diplomatique en vue d’impulser le développement harmonieux et équilibré, gage de paix et de cohésion sociale durable.
 Des charges pèsent contre le maire Tchitchalé
 Selon les conseillers dissidents, on observe un Conseil communal en panne, se réunissant comme à la sauvette juste pour gérer des formalités en vue d’éviter son asphyxie. Ils ont aussi dénoncé la priorisation par le maire de Ouaké des dépenses qui ne profitent qu’à lui et ses acolytes, le maintien de certains agents moins gradés que les autres au poste de chef service au mépris des textes et des recommandations des auditeurs. Ils insurgent également contre le refus délibéré du maire de mettre en application les propositions faites par le conseil communal et la commission technique des affaires économiques pour l’amélioration des recettes communales. Selon eux, l’autorité communale a installé un système de courtisant au sein du conseil communal et de son administration. Aussi dénoncent-ils le mépris du  maire à l’égard des conseillers locaux, les chefs de villages, des opérateurs économiques locaux et même des sages. Pour eux,  le numéro 1 de Ouaké mène une gestion conflictuelle permanente avec certains conseillers communaux, les chefs d’arrondissement et certains chefs service. Considérant ces faits graves qui se rapportent, selon eux, d’une part à l’administration et à la gestion communale et d’autre part au rayonnement sociale de la première autorité communale, ces conseillers affirment être attachés à la bonne gouvernance, aux valeurs démocratiques, sociales et au bien-être des populations. Ils  ont en toute responsabilité décidé de retirer leur confiance au maire Alimiahou Titchalé Alassane. Mais pour ce dernier joint au téléphone, les vraies raisons sont politiques. Le maire Alimiahou Titchalé a confié que c’est une affaire de personne qui est à l’origine de ce désaccord.
 
Hervé Yotto
(Br Atacora-Donga)