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justice2018Il ne partage pas la logique jusqu’au boutiste de leurs partenaires de la justice. Le barreau béninois se démarque à travers une déclaration qui est à la fois un regret, mais aussi une exhortation à une prise de conscience collective pour une effectivité du service public.

Aux côtés de la veuve et de l’orphelin, l’avocat est constamment au contact de la peine du justiciable. Ce regard humaniste l’amène des fois à mesurer l’impact d’une grève dans le secteur de la justice. Les personnes en détention les dossiers en urgence en sursis, la peine des justiciables accrue etc, l’amènent à conseiller à une humanisation plus poussée de la grève dans ce domaine sensible. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la sortie de l’Ordre mardi 16 janvier 2018. Au cours de sa sortie, le Barreau béninois a dans une ouverture d’esprit et une objectivité qui se laissent appréciés, démontré en quoi, il est impérieux de changer de méthode et de paradigme quant à la grève dans le secteur de la justice. Pour l’Ordre, le recours systématique et illimité à la grève sans service minimum dans le secteur de la justice peut être préjudiciable au fonctionnement de la justice. Les avocats constatent donc et condamnent cette facilité avec laquelle l’Unamab a érigé le recours à la grève comme l’unique moyen de défense des droits individuels et acquis démocratiques. Pour l’Ordre, il aurait été judicieux pour l’Union d’attendre avec calme et sérénité la décision de la Cour constitutionnelle. Cette démarche aurait permis la continuité du service public et d’éviter la paralysie générale notée actuellement. Il est déjà intéressant de saluer l’élégance des avocats lorsqu’ils appellent les parties à œuvrer de manière responsable au bon fonctionnement des services publics dans le respect de la décision que la Cour rendra. Cette exhortation permanente et constante de l’Ordre au calme et à l’apaisement participe de son souci permanent de voir la reprise du service au niveau du secteur de la justice. Ceci participe également à une exhortation des sages de la Cour constitutionnelle en vue de rendre la décision avec célérité. A travers sa sortie, l’Ordre insiste sur la nécessité du dialogue et du débat public afin de permettre l’expression d’opinions pertinentes et d’éviter les crises de cette nature.

 AT