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flachsLe Campus universitaire d’Abomey Calavi est en passe depuis quelques mois à une crise. Née de la suppression de la deuxième session à la Faculté des Lettres Arts et Sciences Humaines (FLASH) par les enseignants de cette faculté, cette crise a été à l’origine de plusieurs échauffourées sur ce haut lieu de savoir. Quelles sont donc les véritables raisons de la crise universitaire et les points de divergences entre les étudiants, l’équipe rectorale et les enseignants de la Flash ? C’est donc pour répondre à ces différentes préoccupations, que l’émission Cartes sur table de ce dimanche 12 Juillet 2015 a reçu en débat contradictoire quatre invités. Il s’agit du côté des étudiants, des présidents de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) respectivement fidèle Bokossa et Bill Souleymane Kingninouho, et du côté des enseignants, de Julien Gbaguidi, chef département au niveau de la Flash et de Marius Sohoundé, du département d’étude germanique à Flash et représentant des syndicats de l’enseignement supérieur (Synes).

A l’entame de ce débat, les uns et les autres ont reconnu que le campus d’Abomey Calavi se porte très mal de par la cessation des activités académiques, la grève illimitée des étudiants due à la suppression de la deuxième session à la Faculté des Lettres Arts et Science Humaines, et la non évaluation des étudiants des autres facultés ayant suivi normalement les cours.

Pour ce qui est du rôle du syndicat de l’enseignement supérieur dans les difficultés que traverse le campus, Marius Sohoundé a fait savoir que le syndicat lutte pour qu’il y ait plus de ce recrutement. Cependant, il a avoué que la répartition des nouvelles réformes de l’Etat ne se fait pas de façon à régler les problèmes là où ils sont criards.

Pour ce qui concerne la crise à l’université d’Abomey Calavi, Fidèle Bokossa et Bill Souleymane Kingninouho ont fait remarquer que cette situation est due à la suppression de la deuxième session à la Flash. Tout en montrant que les étudiants ne sont pas les investigateurs des échauffourées qui ont secoué le campus universitaire, ils ont fustigé l’arrestation de leurs camarades étudiants et qui se trouvent à la prison civile d’Abomey Calavi depuis plusieurs jours. Selon eux, le système éducatif doit être réorganisé et ceci avec le concours des étudiants.

Du côté des enseignants, ils ont fait savoir que la suppression de la deuxième session est régie par les textes de la Flash depuis 2010. Déplorant l’ignorance des textes de la Flash par ces responsables d’étudiants, ils ont fait savoir que le système Lmd ne prévoit pas de session de rattrapage mais plutôt des systèmes de remédiation et de reprises des UE. « Il faut déplorer le fait que les étudiants ne s’informent pas. Un responsable étudiant doit connaitre tous les textes et les ventiler auprès de ses camarades. Qu’on ne fasse pas une fuite de responsabilité ».

Les responsables des étudiants, quant à eux ne sont pas de cet avis. Pour une sortie de crise, ils ont demandé que leurs camarades étudiants arrêtés soient libéré et que soit organisé la session de rattrapage à la Faculté des Lettres Arts et Science Humaines (FLASH). Après quoi, ils pourront s’asseoir et trouver un consensus avec les autorités rectorales.

Les enseignants de leur côté ont exhorté les étudiants à réclamer leur droit dans le calme tout en faisant preuve de la non-violence. « Les exigences moins tapageuse aboutissent toujours à de meilleures solutions ». De ce fait, ils se sont donc dit prêt pour organiser les sessions de rattrapages seulement pour les étudiants qui ont été absent quelques soient les raisons lors des semestres impaires. Laquelle proposition n’a recueillie l’avis de Fidèle Bokossa.

La question du nombre pléthorique d’étudiants sur le Campus d’Abomey Calavi en dépit de la création de plusieurs autres universités dans le pays n’a pas été occultée. Sur ce fait, le chef département à la Flash, Julien Gbaguidi a fait savoir, les universités qui se créer ne viennent pas en aide à l’Université d’Abomey Calavi qui compte un nombre pléthorique d’environs Cent mille (100 000) étudiants. Selon lui, la création des autres universités par le ministère de l’enseignement supérieur est de permettre le désengorgement de celle d’Abomey Calavi. Ce qui n’est nullement le cas. Pour preuve, les universités qui se créer ne couvre pas plus de vingt (20) mille étudiants a-t-il martelé. Pour lui, il s’agit d’un problème de planification car ces nouvelles universités devraient permettre de décongestionner l’Université mère qu’est celle d’Abomey Calavi. Il donc proposé que soit revue l’organisation des espaces universitaires au Bénin, de même que les profils d’entrée dans les différentes formations au sein du Campus.

Léonce ADJEVI