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soglo lehadyLe fils à papa physiquement déprimé avec ses barbes grisonnantes et broussailleuses, tonne depuis l’Europe après des mois de maquis. Qu’est-ce que difficile est la vie de fuyard. Courage à Léhady Soglo qui continue toujours de parcourir grêle et falaise pour fuir la justice de son pays. On réalise visiblement que l’homme a la phobie des sallesd’audience.   

Le petit Bénin fait désormais peur à tous les acteurs politiques de l’opposition. Ce pays pourtant calme qui continue d’accueillir touristes et gens d’affaires est devenu subitement la galère des opposants. Il fait si chaud au pays qu’ils préfèrent rester dans la neige. Pourtant, il ne fait que 32°C. Hier matin, il y a même eu une pluie merveilleuse qui a arrosé la capitale modérant la température à un degré très acceptable. En dépit de ce confort climatique et de cette paix intérieure assez séduisante, les acteurs de l’opposition continuent de fuir. Même à 6000 kilomètres de Cotonou ils continuent de fuir, préférant une vie de maquis ô combien détestable. Finalement, on réalise que Laurent Mètongnon,Atao et consorts sont encore plus en paix que ces fuyards convaincus. Les premiers ne cessent de prendre du poids en prison alors que les seconds maigrissent au jour le jour à force de fuir sans raison. Visiblement, la peur de la prison fait plus souffrir que la prison elle-même. La conscience, ce juge intérieur frappe plus que la lanière. L’enfant à papa Léhady Soglo « très classe » par le passé, n’est plus que l’ombre de lui-même. Il tente de démontrer assurance alors qu’en le voyant il inspire de la pitié. Son coup communicationnel a été un échec cuisant, car il n’a plusde carrure, ni de poids pour séduire un auditoire. L’héritier politique de la Renaissance du Bénin (Rb) aurait mieux fait de se taire en attendant de gagner quelques kilos de plus et de raser sa barbe touffue. Il est vrai que l’effet recherché est de faire comprendre qu’en réalité, il est affecté par la situation, mais cela n’est pasà démontrer outre mesure. Aucun fugitif n’est en paix. Lorsqu’on est maquisard et qu’on doit jouer chaque jour  à l’homme sans visage de peur de se laisser prendre par la Police ou l’Interpol, on n’a pas la paix du cœur et il est normal qu’on ait la barbe touffue et grisonnante. Tout cela n’est que paravent et excuse façonnée pour tenter de couver le crime. Sinon de quoi parle-t-on en réalité? Il s’agit juste de dossiers ou d’affaires dans lesquels les concernés dont le fils à papa se seraient impliqués. La justice comme dans toute procédure normale s’est penchée sur leur dossier mais dans la foulée, ces acteurs politiques ayant appris que leurs dessous seront sans doute dévoilés devant caméra ont commencé par prendre un à un le large. Ceux qui peuvent prendre par la lagune l’ont fait, d’autres par la voie terrestre. C’était une débandade des acteurs de l’impunité. De peur donc de boire la honte, ils ont fui la justice et regagné l’Europe. De là-bas, ils se disent exilés politiques et ne cessent depuis lors de pérorer clamant  une oppression du pouvoir en place alors qu’on ne leur demande que de s’expliquer devant la Justice. Mieux, ils tentent d’instaurer une justice médiatique en tentant de justifier comme ils peuvent leur innocence dans les rocambolesques affaires dans lesquelles ils sont empêtrés. Les gens honnêtes diront que c’est de la lâcheté et de la pusillanimité. Le geste manque follement de grandeur. Ces pseudos opposants ont quel honneur à défendre s’ils se permettent de fuir la justice de leur pays? Quel justificatif vont-ils faire valoir s’ils sont incapables de s’expliquer devant la Justice ? La fuite est un geste si grave qui tend même à balayer toute la litanie d’excuse et d’aveu qu’ils professent. Celui qui fuit c’est celui qui se reproche des choses. On ne demande qu’aux amis opposants de venir s’expliquer. C’est le seul geste qui vaille. Le reste n’est que bavardage creux et honteux.

 Abdourhamane Touré