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Justin Adjovi et ses collègues de la minorité manquent d’arguments

Tous les longs discours fébriles des opposants cette semaine laissent un arrière goût maussade de sous-informations. Les acteurs soi-disant de l’opposition ont eu le génie d’inventer des informations qui, dans le fond, sont en déphasage de la réalité.

La comédie des politiciens de la minorité adossée à leur absence totale d’arguments et d’information donnent l’impression d’une distraction sans contenu. Les récriminations sont pratiquement les mêmes depuis bientôt deux ans. La chanson n’a pas changé de refrain. Acharnement politique, conflit d’intérêts au sommet de l’Etat (Pvi, achat de domaine, monopole sur le coton et l’anacarde, marchés gré à gré etc.,). La grande croisade de désinformation teintée d’aigreur n’a de verset que des accusations gratuites. Une bonne trouvaille est le mensonge violé de ces accusateurs qui ont dit dans leur longue litanie que le gouvernement actuel procède au limogeage et à la traque de responsables syndicaux et de la société civile qui s’opposent à ses actes. Ce bout de phrase est rayonnant en invention, car depuis son avènement, le gouvernement n’a ni traqué un responsable syndical, ni limogé un acteur fût-il de la société civile.On a du mal à comprendre cette logique surtout que les acteurs de la société civile ne sont pas des ministres qu’il faut limoger. On est davantage confus par ces contrevérités légendaires surtout quand on sait que par un  passé récent, le régime de Yayi Boni, dont certains opposants actuels sont les grands adorateurs, a lynché les responsables syndicaux à la Bourse du travail. Cette fois-ci, les mêmes personnes parlent de traque de responsables syndicaux alors même que ces derniers sont partis à la suite d’élection libre et transparente. Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou et Paul Essè Iko, tout dernièrement, ont quitté les choses de façon délibérée. L’actuel Président n’a pas maté de syndicats, ni sorti les engins lourds  comme il est loisible sous l’autre régime. L’expression libre n’a pas été compromise pourtant on trouve qu’il remet en cause les libertés.  Ce pan de l’accusation de ces députés (qui n’ont trouvé autre loisir que de se réfugier dans une récrimination vaine) est dénué de tout fondement.
Acharnement politique, la ritournelle
Le politique béninois a le génie de trouver de l’acharnement partout surtout quand ses intérêts sont menacés. La mélopée des opposants ne surprend plus. Il semble que le bien dérange sérieusement par ici. Les mêmes qui ont condamné l’impunité sous Yayi Boni se plaignent encore de la traque systématique lancée conte les fossoyeurs de la République. On est tenté de se demander ce que veulent réellement ces députés. L’autre bouffonnerie de ces politiques, ce sont les fraudes qu’ils découvrent sous la rupture. Si l’on doit parler de concours frauduleux, ces acteurs du régime passé n’ont pas de leçon à donner à quelqu’un. Inutile de revenir sur ces feuilletons lamentables, mais il faut dire que tous les concours nationaux organisés par ceux- ci n’ont été que pitoyables. Leur désir effréné de faire de la fonction publique le nid du népotisme a échoué avec des acteurs de la société civile éveillés. Ceux-ci se liguent désormais en donneur de leçon alors même que tous les concours nationaux organisés par le régime jusque-là ont été sans faute. Le concours de recrutement de plusieurs milliers d’enseignants contractuels, le recrutement réussi des 80 auditeurs de justice et celui des greffiers qui se prépare avec  minutie sont autant d’exploits à mettre à l’actif du régime actuel. Sans arguments, ces partisans de la délation sont allés chercher un exemple qui ne rime à rien. Les adversaires d’en face sont à court d’argument. Tout ceci remet au goût du jour la récurrente question de l’engagement politique au service de l’opposition dans notre pays. De l’opposition théâtre, il faut vraiment que ceci prenne fin.
 
Abdourhamane Touré