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Trafiquant-ivoireQuatre présumés trafiquants d’ivoire ne sont plus libres de leurs mouvements. Mardi 28 mars 2017 à Parakou, ils sont tombés dans les mailles de l’équipe conjointe des forestiers, des éléments de la brigade anti criminelle et ceux du commissariat de Banikanni. Lors de leur arrestation, ils détenaient sur eux quatre pointes d’éléphants qu’ils étaient sur le point d’échanger contre de l’argent. Les forces de sécurité publique ont fait irruption sur les lieux pour les arrêter, grâce à l’appui technique du Programme d’appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin). Des deux éléphants abattus provenant des parcs nationaux, il y a un éléphanteau. Les enquêtes sont en cours pour plus de précisions sur l’origine de ces quatre pointes d’ivoire. Les présumés trafiquants sont gardés à vue pour la suite de la procédure. Face à cette situation qui met ces présumés trafiquants aux antipodes des dispositions juridiques, ils sont passibles d’une amende de 100 000 à 800 000F Cfa et /ou d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans, selon les articles 153 et 154 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. L’article 166 de ladite loi stipule que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Le gouvernement étant très engagé dans cette lutte, il urge que les dispositions soient prises avec le Ministère du cadre de vie et du développement durable pour le suivi de la procédure surtout en matière d’assistance des avocats engagés pour la cause environnementale tout au long du processus afin que les textes soient appliqués avec rigueur. Les derniers échos des parcs nationaux montrent que les braconniers sont vraiment décidés à en découdre avec la préservation des ressources naturelles. Il est alors nécessaire que chaque partie prenante dans cette lutte joue, sans désemparer, sa participation.

SA