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cybercrimeLa traque contre les cybercriminels se poursuit. La direction de l’Office de répression de la cybercriminalité a effectué de grosses prises à Cotonou, Pahou, Ouidah et Lomé. De quoi donner de la frayeur à ces hors-la-loi.

Mettre hors d’état de nuire lescybercriminels qui sont attirés par le gain  facile. C’est l’objectif que poursuit la Police républicaine à travers le commissaire Nicaise Dangnibo, directeur de l’Office de répression de la cybercriminalité. Au cours de cette semaine, 23 cybercriminels ont été appréhendés dans la zone de Pahou et de Ouidah. Dans le même temps, 14 autres ont été arrêtés à Cotonou. Présentés au Procureur de la République de Cotonou le mardi 03 avril 2018, ils ont connu diverses sentences. Ainsi, 2 mandats de dépôt ont été délivrés, 1 condamnation avec sursis, 3 mois de prison fermeet la relaxe pur et simple. A en croire le commissaire Nicaise Dangnibo, directeur de l’office de répression de la cybercriminalité, la lutte sera sans relâche. « Tant que les hors la loi ne seront pas fatigués, la police Républicaine ne le sera pas aussi », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, la justice béninoise doit nécessairement accompagner cette lutte contre les cybercriminels. En effet, depuis que cette traque a commencé, il est aisé de constater que beaucoup de tribunaux n’accompagnent pas les efforts fournis par la police Républicaine. Le cas le plus patent est celui du tribunal d’Abomey-Calavi qui, sur une vingtaine de cybercriminels présentés depuis le début de l’opération, a retenu un seul dans les liens de la détention préventive. Les autres ont été livrés sans aucune poursuite malgré les charges qui pèsent sur eux. Ces jeunes retournent dans leurs quartiers pour se vanter d’avoir été libérés et pourront continuer leur sale besogne. Cet état de choses n’est pas de nature à favoriser la lutte contre les cybercriminels et ne galvanise pas les éléments de la Police Républicaine. Il urge que la justice joue son rôle.

Armel Nelson Avadémey

Extradition de Lomé

13 cybercriminels ont été extradés de Lomé à Cotonou dans la journée d’hier jeudi 5 avril. En effet, constatant la traque contre ces hors la loi, ils sont allés se réfugier au Togo. Mais c’est sans compter avec la vigilance du service de l’Interpol au Bénin qui a donné l’alerte aux pays de la sous-région. Cette collaboration a permis de mettre la main sur 10 « gaymen » en compagnie de 3 trois filles. Ils ont été remis à la hiérarchie policière béninoise pour la suite de l’enquête. C’est dire que la traque contre les cybercriminels se poursuivra partout où besoin sera.

A.N.A.