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guèdégbé
La famille Guèdègbé se rejouit de l’exploit de son neveux Patrice Talon

Patrice Talon, le nouveau Président de la République du Bénin, investi ce jour 06 avril au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, est l’incarnation de Guèdégbé, ministre du redressement dans le royaume de Danxomé. En marge de cette investiture, Dah Guèdègbé Kakpohoumbo, à la tête de la collectivité Guèdégbé à laquelle appartient la mère du nouveau président revient sur l’élection de ce dernier tout en précisant la contribution de la famille à la gestion du pouvoir d’Etat.  

Le Matinal : Quelle est votre impression après l’élection de Patrice Talon à la magistrature suprême ?
Dah Guèdègbé Kakpohoumbo: C’est une impression de grande satisfaction et d’espoir parce qu’il est venu sous un signe annonciateur de redressement du pays.  Patrice est l’incarnation directe de Guèdègbé. Son élection à la tête de notre pays n’est pas un hasard.  Il est élu pour poursuivre l’œuvre qui avait été confiée à son aïeul Guèdègbé  par les Rois Guézo et Glèlè  dans le royaume de Danxomè.  En effet, au sein du royaume de Danxomè, Bénin d’aujourd’hui Guèdègbé, il était chargé du redressement et des questions spirituelles. C’est ce même rôle que Patrice est appelé à jouer pour son pays parce que si le Bénin était un navire, vous constatez avec moi qu’il est actuellement en train de  chavirer en haute mer au point où, les citoyens béninois, très anxieux se posent mille et une questions et ne savent plus à quel Saint se vouer. C’est à l’occasion   où la famille célèbre les noces de chêne (80ans) marquant la mort de Guèdègbé,  que Patrice Talon, son  petit-fils,  a décidé de briguer  le fauteuil présidentiel dans le but de sauver  son pays en agonie. C’est bien le travail qui a été confié à Guèdégbé dans le royaume de Danxomè.  Autrement dit, Patrice Talon est sur les traces de son aïeul Guèdègbé. Le jour du second tour du scrutin présidentiel, c’est le jour des rameaux  qui célèbre l’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem les rameaux à la main. C’est un signe évident de sa victoire. C’est la manifestation de la puissance divine. Vous allez remarquer que tout au long de son mandat, tout  ira pour le mieux parce que c’est la volonté de Dieu qui s’accomplit.  Sa candidature  n’était pas portée par une formation politique digne du nom. Personne ne l’avait cru  au départ parce que beaucoup étaient convaincus   que le  choix du chef de l’Etat sortant ne peut jamais échoué.   Ceux-là  n’étaient pas dans le secret de Dieu.
Quelle appréciation faites-vous de cette ferveur populaire qui a porté Patrice Talon au pouvoir ?
C’est ceux qui ne savent pas  lire  ce que la nature a écrit au tableau qui sont  étonnés.  Depuis qu’il a annoncé  les couleurs, vous allez remarquer que sa candidature  a suscité une adhésion populaire.  Mieux !  Regardez tout ce que les gens ont dit de lui. L’opprobre qu’ils ont jetée sur sa personne dans le dessein de le discréditer. Ils sont allés  jusqu’à dire qu’il n’est pas de Guèdègbé. Mais pourtant le peuple n’a pas changé de version.  Donc, c’est la nature qui l’a choisi pour gouverner  notre pays dans la paix, la sérénité et pour faire  le bonheur de tous les Béninois.
Quelle serait la contribution de la famille aux côtés du président Talon ?
La famille n’a qu’un apport spirituel à lui apporter. A travers nos prières, nous allons le confier à Dieu, le Père céleste et aux mânes de nos ancêtres afin qu’ils le  protègent contre  toutes velléités, qu’elles soient occultes ou non.  Qu’ils lui accordent la santé,  l’énergie  nécessaire et la clairvoyance  afin qu’il puisse  supporter les charges de la République et mettre en œuvre sa politique de redressement économique, politique, social et culturel au grand bonheur du peuple.  Nous allons lui faire des propositions. Mais étant le  Président de la République, le seul maître à bord,  il  lui  revient de donner  des orientations conséquentes  qui conviennent pour le développement de  notre pays.  Nous n’allons pas le devancer, mais plutôt accompagner sa politique de développement en union de  prière. Nous n’avons plus d’autres rôles à jouer que ça. C’est notre fils et nous le savons capable.
Pour ses premiers pas, quels conseils avez-vous à lui prodiguer ?
Je n’ai  pas l’habitude de lui prodiguer des conseils parce que je le sais très perspicace, très intelligent et je sais qu’il maîtrise ce pays.  Ne prenez pas Patrice comme un novice. Il connaît ce pays de fond en comble. Il prendra les décisions qu’il faut aux bons moments.  Nous,  nous en sommes conscients.  Il n’y a pas ce sujet sur lequel nous pouvons le conseiller.  Tu vas te gêner pour rien.  Il connait ce pays  avant d’être son président. Nous,  on n’a pas peur.
Propos recueillis par Toasségnitché Zéphirin
(Br Zou-Collines)