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Le maire de Lokossa, Dakpè Sossou
Le maire de Lokossa, Dakpè Sossou

Le maire de Lokossa a refusé d’assister au lancement des travaux du projet d’aménagement urbain de décentralisation de sa commune. Dakpè Sossou n’a pas apprécié le changement, au dernier moment du site retenu pour abriter l’événement. Alors qu’il devait avoir lieu à l’hôtel de ville de Lokossa, c’est finalement au stade municipal que la cérémonie a fini par se tenir, sur instruction de l’exécutif. Ce qui n’a pas été du goût du maire Dakpè Sossou. Interrogé au téléphone, l’intéressé s’est justifié.

« Nous, à Lokossa, on n’a pas voulu être sur le stade pour recevoir le chef de l’Etat. On était bien d’accord que ce sera à la mairie, nous avons pris toutes les dispositions, les bâches, tout était prêt et au dernier moment, on nous dit qu’on ne peut plus le faire à la mairie mais plutôt au stade. Alors que nous avons pris des engagements avec la population avec laquelle nous avons décidé de ne pas nous aller sur le stade dans l’état actuel. Si le stade est réaménagé, reconstruit, il n’y a pas de problème, nous serons sur le stade pour rencontrer notre chef de l’Etat. De toute façon, ils ont délogé les lieux de réception. Nous autres à Lokossa, nous ne pouvons pas nous rendre sur le stade. Ils ont décidé de se rendre au stade sans moi. Depuis quatre jours, si vous vous référerez aux messages qui passent sur la télévision nationale, la cérémonie est prévue pour se tenir dans l’enceinte de la mairie. La garde républicaine est postée chez moi peut-être parce que J’ai refusé de me rendre au stade. Trois véhicules étaient postés là, l’un devant ma maison et les deux autres derrière. Je suis resté à la maison. Selon ce qui m’a été rapporté ces véhicules sont restés près d’une heure. Naturellement, je peux avoir peur ; de mémoire d’homme, quand le chef de l’Etat arrive, ce n’est pas là qu’on vient poster les véhicules. Je n’ai pas cherché à connaître les raisons. Même si je suis le premier responsable de la ville, le responsable suprême c’est le Président de la République. Je suppose qu’il y a eu plus de peur que de mal. De toute façon, on ne m’a pas arrêté « .