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legislativeAutre temps, autre mœurs. En 2015, on dénombrait dix-neuf listes de partis et alliances de partis politiques qui se sont enregistrés pour le compte des élections législatives. En 2019, on n’en compte que sept, soit le tiers.

On se souvient comme si c’était hier de ce grand ballet de véhicules à la devanture de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Les élections législatives de 2015 avaient enregistré un nombre impressionnant de listes composées en grande majorité d’alliances de partis. On pouvait citer les plus en vue dans le temps qui  étaient l’Union fait la Nation, l’Alliance Udd-Wologuèdè, l’Ub, le  Reso Atao, l’Alliance Rb-Rp, l’Alliance soleil, l’Alliance éclaireur, Fdu, And, les Fcbe, l’Alliance Peu etc. Dans le temps, ils étaient très peu, les partis politiques individuels. On pouvait les compter du bout des doigts. Il s’agissait seulement du Prd et de Abt. A cette époque si proche, des mariages circonstanciels étaient permis. Chaque acteur politique pouvait décider pour des raisons de positionnement stratégique nouer des alliances avec un autre parti ou un groupe de partis pour être élu. L’hégémonie des alliances a quelque peu tué l’expansion des partis qui avaient joué sur leur présence politique pour avoir des députés à l’Assemblée nationale. Les scrutins se suivent, mais ne se ressemblent pas. Cette fois-ci en 2019, on n’en compte que quatre. Cela n’a pas été du fait de la volonté des hommes politiques, mais du gouvernement qui a opté pour une grande réforme contenue dans son programme. Il s’agit de la réforme du système partisan qui a supprimé les alliances de circonstance et créé de grands partis politiques. A cela s’ajoutent les critères contenus dans la loi portant charte des partis politiques qui ont découragé les candidatures fantaisistes et créé une nouvelle ère politique. 2019 a créé la rupture politique et a nettoyé le paysage politique.

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