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assembleeLes députés ont discuté hier, jeudi 28 juin 2018, de plusieurs points dont celui relatif au débat d’orientation budgétaire. C’est le ministre du Plan, Abdoulaye Bio Tchané qui a fait des joutes oratoires.

« L’évolution positive des indicateurs va impacter le budget général de l’Etat pour les années à venir. Au regard du cadrage macroéconomique, il est projeté une hausse de 10,1% du budget en moyenne sur la période 2019-2021. Pour ce qui est de la gestion 2019, le budget général de l’Etat va tourner autour de 1139,7 milliards de FCfa contre 1063,6 milliards de FCfa en 2018, soit une hausse de 7,2% », a déclaré le ministre du Plan, Abdoulaye Bio Tchané. Il a donné ces précisions hier jeudi 28 juin 2018, au cours du point de presse synthèse des débats qui ont eu lieu à l’hémicycle sur l’orientation budgétaire. L’exercice a permis de recueillir les préoccupations des députés, aussi bien en commission qu’en plénière afin de recadrer les prévisions, au regard des ressources disponibles. En effet, la situation macroéconomique du pays est stable avec des déficits en baisse. Les chiffres présentés par le ministre du Plan illustrent cette réalité à bien des égards. A en croire le conférencier, « le taux de croissance a connu un bon significatif, passant de 4% en 2016 à 5,6% en 2017. Cette amélioration est due à la performance enregistrée dans le secteur agricole où cette année, nous avons atteint une production record de coton de 600 mille tonnes, au dynamisme dans le secteur des Btp et à la reprise progressive des activités économiques au Nigeria », a précisé l’autorité ministérielle. A l’en croire, dans ce secteur vital pour l’économie nationale, les paysans ont touché environ 92 milliards et les transporteurs 30 milliards. Pour une offensive économique, le gouvernement entend investir dans 4 secteurs : l’agriculture (prenant en compte la filière anacarde, ananas, riz et maïs), l’artisanat, l’économie numérique et l’économie du savoir. Par ailleurs, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle reflète également la rigueur observée par le Gouvernement dans la gestion des finances publiques. Ainsi, « le déficit budgétaire, dons compris, s’est établi à 5,9% du Pib en 2017 contre 6,0% en 2016. Cette réduction en dessous du niveau convenu avec le Fmi, se poursuit en 2018 avec la projection d’un déficit de 4,7% du Pib, d’ici à la fin de l’année. De même, les dépenses d’investissement public, vont connaître une hausse en 2018 par rapport au taux enregistré en 2017 du fait de la réalisation des études de faisabilité des projets et programmes du Pag », a expliqué le ministre Bio Tchané.

Les investissements

Sur le tableau des investissements, le conférencier soutient devant la Représentation nationale, qu’il y aura une accélération des grands projets dans l’agriculture, les Btp, l’énergie, la santé, l’éducation, la culture et le tourisme. Ces projets portent entre autres sur le développement de nouvelles filières d’exportation et conventionnelles ; la construction du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé et la voie expresse Glo-Togbin ; l’asphaltage des rues des principales villes (660 Km) ; la construction des logements sociaux ; la construction de la cité administrative d’Abomey-Calavi ; la construction de la Cité ministérielle de Cotonou ; la construction de l’hôpital de référence d’Abomey-Calavi ; l’achèvement de la couverture du territoire en internet haut et très haut débit ; la modernisation et extension du Port de Cotonou ; le développement du parc Pendjari/W; la construction de stades communaux et départementaux et la Création des académies de foot.

Martin Aïhonnou

(Coll)