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La gestion des véhicules d’occasion sous Yayi fait grand bruit

Le débat contradictoire tant souhaité par Valentin Djènontin dans l’affaire véhicule d’occasion n’aura pas lieu. La réponse subtile du Secrétaire général du gouvernement, Pascal Irenée Koupaki, l’indique clairement.

« Il y a beaucoup d’agitations, mais moi, je passe mon chemin. Si je suis demandé parce que je détiens des informations sur la gestion de la filière, je répondrai à la justice sereinement ». Le n°3 du gouvernement n’a donc pas du temps à consacrer à Valentin Djènontin. L’affaire étant pendante devant la justice, il se dit prêt à répondre à l’appel du juge dès lors qu’il en manifeste le besoin. Une réponse sans doute appropriée, secret d’instruction oblige. Valentin Djènontin n’aura donc pas son contradicteur en face de lui sur un plateau de télévision. Le téléspectateur joyeux également n’en saura pas beaucoup sur le fond de ce fumeux  dossier. La justice nous y aidera sans doute, mais les déclarations de Djènontin ont la particularité d’être péremptoires. La seule certitude pour l’ancien ministre de l’Economie maritime est que le Ministre Koupaki n’est pas blanc dans cette affaire de  gestion des fonds des véhicules d’occasion. Il le cite nommément. Il le cite avec insistance. Sur quoi se base-t-il alors ? S’agit-il simplement d’une haine ou d’une agitation ? La suite le dira. Ce qui préoccupe est que sur Sikka Tv, Valentin Djènontin a laissé échapper des affirmations tout aussi graves. « De 2006 à 2013, c’est le ministre Koupaki qui a été président du comité interministériel des véhicules d’occasion. Il a signé plein d’agréments. La plupart des sociétés ayant été citées dans les audits ont reçu leurs agréments de sa part », a-t-il déclaré. Et il poursuit : « Alors que le ministre Koupaki était président de Commission, il y a eu une affaire de 450 millions de francs Cfa détournés par un certain Tchibozo. A l’époque on lui a demandé ce qu’il en est et il a dit que l’intéressé s’est évadé et l’affaire a été classée », a-t-il déclaré. Et il conclut : « Pourquoi l’audit a choisi mars 2015 comme point de départ ? L’audit aurait juste démarré par janvier 2015 et je verrai si certains pourront parler. En principe, ils devraient remonter jusqu’en 2009. J’ai beaucoup de choses à dire. Je souhaite vivement un débat contradictoire avec le Ministre Koupaki », a-t-il déclaré. Les accusations ont été frontales, mais la réaction du Sg n’a pas permis d’en savoir davantage. Tout semble plus que clair désormais que ce débat se fera à la justice.

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Les explications de Pascal Irenée Koupaki sur la question

« Ce n’est pas un point inscrit à l’ordre du jour du conseil. C’est une question d’actualité. Cela fait suite au point de presse que j’ai eu à faire il y a deux semaines. La question est simple. Le gouvernement a ordonné un audit de la filière des véhicules d’occasion sur la période 2012-2016. Quel était l’objet de l’audit. L’objet de l’audit est de vérifier la qualité de la gestion de la filière des véhicules d’occasion. L’objet de l’audit n’est pas de se prononcer sur l’opportunité ou non de la création de la Segub. Cette différence est fondamentale. S’il s’agit de se prononcer sur l’opportunité de la création de Segub, alors là, vous me trouvez. Nous avons eu des débats en conseil des ministres sur la pertinence. La pertinence est prouvée, et de ce que j’entends, la pertinence de Segub n’est pas remise en cause. Ce qui est remise en cause, c’est la gestion de la filière et on retrouve la qualité de la gestion de Segub. Moi, je ne suis pas actionnaire à Segub et je ne m’occupe pas de la gestion de Segub, ni le Conseil des ministres à l’époque. On est en train de vérifier la qualité de la gestion. J’ai eu à faire un point de presse sur cette question. Et je vous ai dit en ce moment que le dossier a été transmis à la justice. Je n’ai prononcé le nom de personne. Aucune personne physique n’a été citée par  Pascal Irenée Koupaki. Donc, quel est le problème ? Je ne comprends pas le problème. Je vois beaucoup d’agitations. La bonne ligne de défense  n’est pas l’agitation. Je voies beaucoup d’agitations avec un peu de mépris. Moi, je n’ai pas de haine. Je n’en ai pas. Par conséquent, je pense que la justice fera son travail. Si je suis demandé, parce que je détiens des informations sur la gestion de la filière, je répondrai à la justice sereinement. Donc, c’est vrai, il y a beaucoup d’agitations, mais moi je passe mon chemin. Merci beaucoup ».

Transcription Le Matinal