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hostieLa paix n’est pas un vain mot. C’est un comportement, disait Félix Houphouët Boigny. Au nombre des difficultés majeures dont le monde entier se trouve confronter, se propulse devant la problématique de la paix. Le président tchadien Idriss Déby Itno s’en préoccupe et adhère à l’initiative de la Paix par un autre chemin.

Dans un article publié dans Jeune Afrique, le président Idriss Déby Itno analyse la situation de sécurité et de paix dans le monde en général et en particulier en Afrique. Pour tout calcul fait, ce leader africain, à la tête de la meilleure armée de l’Afrique francophone, « fait plus que jamais figure de parrain du Sahel face à la menace terroriste et la France ne manque pas une seule occasion de le lui rappeler. » A 62 ans, on peut dire que le président Idriss Déby Itno est un « chef d’Etat guerrier, malgré lui. » A la tête du Tchad depuis 24 ans, « il entame une nouvelle carrière, celle d’homme fort de l’Afrique Sahélienne et de parrain régional adoubé par l’Occident dans une guerre globale contre le terrorisme islamiste. Ce statut étrenné au Mali, il y a deux ans et confirmé depuis l’entrée des troupes tchadiennes au Cameroun à la mi-janvier 2017, est une conséquence directe de la chute en 2011 du dictateur libyen, Mouammar Kadhafi. »

La nature ayant horreur du vide, Idriss Déby prend désormais la posture du leader africain en Afrique sahélienne. Cet homme d’Etat, pétri d’expériences résultantes de sa carrière professionnelle que politique se comporte désormais comme un soldat qui arbore son paquetage pour en découdre avec les menaces terroristes. Plus seulement avec les armes. Mais avec de nouvelles formes de luttes. Dès lors, s’appuyant sur la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, qui reconnaît la pertinence de l’initiative du professeur Albert Tévoédjrè qui s’exprime par « la paix par un autre chemin », Idriss Déby marque aussi son accord et son adhésion au dialogue interreligieux et interculturel pour un monde épris de paix et de justice.

En toute chose, il faut de la manière. Le philosophe René Descartes parle de méthode. Lorsqu’on a fini de faire usage de solutions fortes, notamment des armes, pour résoudre des crises, sans atteindre l’objectif final, il faut changer de paradigme. L’option du président Idriss Déby en faveur de la paix par un autre chemin, renforce les positions déjà exprimées par la Suisse, l’Etat béninois, le Vatican, et plusieurs autres organismes internationaux qui pensent que l’arme la plus efficace désormais pour lutter contre l’insécurité et les menaces destructives, réside dans l’approche du dialogue. Idriss Déby pactise avec la paix.

 Jean-Claude Kouagou