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le_matinal[1]La nouvelle est tombée dans la matinée de ce mercredi 09 décembre 2015. Il s’agit de la mort du correspondant du quotidien « Le Matinal » dans les départements du Borgou et de l’Alibori, Clément Dognon, abattus de sang froid par des malfrats dans la nuit du mardi à mercredi. Malgré le décès tragique de l’homme, certains de ses confrères du Matinal endeuillés, gardent un bon souvenir de lui. C’est le cas de Jean Claude Kouagou et de Hervé Yotto, des journalistes du Groupe de presse « Le Matinal ». (Lire ci-dessous l’intégralité de leurs déclarations).

Jean Claude Kouagou : « Clément Dognon, était un confident »

Clément, nous avons beaucoup travaillé ensemble, chaque fois que j’avis besoin de lui, surtout qu’il était déjà mon aîné, je me référais à lui et inversement quand il avait besoin de moi, il me faisait signe, me faisait appel. Dans cette collaboration, nous sommes devenus des amis, l’amitié s’est déteinte en fraternité. Il aime bien travailler. C’est quelqu’un qui aime aussi qu’on lui donne le temps matériel pour s’organiser et il n’aime pas qu’on lui mette la pression. C’est un homme de confiance, c’est un homme qui garde les secrets et en cela, il était mon confident de sorte qu’il y a beaucoup de chose que je partage avec lui, ce que je ne peux pas dire dans ma propre famille, que je ne peux pas dire à certains collègues de service, je pouvais le lui dire sans craindre que cela ne soit divulgué. Donc c’était un confident à moi.

Hervé Yotto : « C’est difficile de supporter une telle mort »

Clément Dognon et moi étions tout le temps en contact téléphonique et il était presque mon confident avec qui j’échangeais beaucoup sur plusieurs sujets relatifs à notre travail. Pas plus qu’hier, autour de 21h30, j’ai longuement communiqué avec lui au sujet d’un dossier que nous réalisons sur le défunt Kérékou. Clément Dognon devrait même descendre à Natitingou pour me seconder dans le cadre de la couverture médiatique des obsèques de feu président Mathieu kérékou. Mais hélas, il ne sera plus là. C’est difficile de supporter une telle mort.

Léonce ADJEVI