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message-condLa nouvelle est tombée dans la soirée du mercredi 14 octobre 2015. Suite au décès de Mathieu Kérékou, personnalités politiques, acteurs de la société civile, amis et proches de l’illustre disparu se sont rendus à son domicile à Cotonou pour présenter leurs condoléances à la famille éplorée. Lire ci-dessous quelques déclarations.

Gal Awal Djibril Bouko Nagnimi, chef d’Etat major des Forces armées béninoises : « Cette disparition me touche ».

 « C’est le Général Mathieu qui avait créé les Forces armées populaires du Bénin. C’est lui qui a aussi commandé l’Armée républicaine que je commande aujourd’hui. Donc, je suis son héritier. Cela veut dire que je suis très touché. Le poste que j’occupe en ce moment est celui qu’il a occupé de 1976 à 1982. Donc, cette disparition me touche personnellement. C’est à ce titre que j’ai écrit dans le cahier de condoléances : Papa Kérékou, Général Kérékou, tes fils te pleurent, ton armée te pleure. Repose en paix, adieu ».

 Mathurin Coffi Nago : « Nous allons préserver tous les acquis ».

« Je voudrais saisir cette opportunité pour présenter à la famille et ainsi au peuple béninois mes sincères condoléances. J’ai tenu à venir ici avec une forte délégation de notre alliance, la délégation des Forces démocratiques unies (Fdu). Nous le faisons en tant que citoyens, mais nous le faisons également en tant que politiques puisqu’il est un de nos aînés sur ce plan-là. Nous voulons prendre l’engagement d’œuvrer avec les autres acteurs politiques, avec les autres forces politiques pour préserver tous les acquis que nous avons pu avoir grâce à lui. Nous lui souhaitons un bon repos. Que son âme repose en paix. Nous supplions Dieu miséricordieux de l’accueillir, de l’installer dans sa demeure céleste près de lui à jamais. Nous souhaitons un repos éternel à notre illustre papa, illustre prédécesseur, puisque c’est grâce à lui qu’aujourd’hui le Bénin peut se tarder d’être un modèle démocratique. »

 Nel Oliver Artiste béninois : « Il laisse beaucoup de choses aux artistes »

« C’est un grand homme qu’on vient de perdre. Un homme qui a œuvré, tout le temps pour l’unité, l’union, la cohésion nationale, un démocrate de grand nom parce que si nous parlons aujourd’hui en Afrique, je dirai que celui qui incarne le plus la démocratie en Afrique, c’est le président Mathieu Kérékou. Et cet homme qui s’en va, part encore avec beaucoup de choses qui vont nous manquer. Ce qu’il laisse aux artistes, c’est beaucoup de choses, car vous n’êtes pas sans savoir que j’ai énormément milité à ses côtés de par mes œuvres. C’est un grand homme qui vient de partir et franchement, nous sommes tous attristés».

 Rachidi Gbadamassi : « C’est grâce à lui que je suis en politique »

« Le président Mathieu Kérékou est un père spirituel pour nous. Il est mon maître. Si ce n’est pas le président Mathieu Kérékou, moi je ne serai pas ce qu’on appelle politique. C’est lui qui m’a initié et c’est avec tristesse et amertume que nous avons appris la disparition de notre leader, notre papa. Pour moi, le président Mathieu Kérékou n’est pas mort. Il avait la possibilité de lutter contre la mort comme le font certains chefs d’Etat. Quand je dis lutter contre la mort, ça veut dire qu’il avait les moyens de se faire soigner à l’étranger. Il ne l’a pas fait mais, il a préféré rester et il est mort chez lui. Ce sont les mêmes signes que Monseigneur Isidore de Souza. Vous aviez vu les signes. Brutalement, le ciel s’est assombri. Je présente mes condoléances les plus attristées au peuple béninois, à la famille et à tous les kérékouistes que nous sommes, à nous ses enfants spirituels ».

 Barthélémy Kassa, député : « Kérékou est mort, mais il est vivant ».

« A Mathieu Kérékou, la jeunesse béninoise doit presque tout. Apprendre une nouvelle de son décès mérite vraiment que nous nous recueillions pendant un moment. C’est pour cela que ce deuil d’une semaine qui a été décrété par le chef de l’Etat doit être observé par chacun des Béninois. Qu’il soit sur le territoire national ou pas. Je pense que tout le monde est unanime. Il s’agit du départ d’un homme de paix, le départ d’un homme de tolérance. Il est parmi nous ».