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PROTECTION-RES-NAT
Vue des peaux d’animaux interceptées à Porto-Novo

Le jeudi 23 juillet 2015, 3 présumés trafiquants de produits fauniques ont été arrêtés par les éléments du commissariat central de Porto-Novo en possession de nombreuses dépouilles d’animaux partiellement ou intégralement protégés par la convention Cites et la loi n°2002 -16 du 18 octobre 2004 portant Régime de la faune au Bénin. Il s’agit, entre autres, de 2 léopards, 4 genettes, 4 sabots d’éléphants, 8 peaux de python sebae et 2 antilopes. Selon les dispositions des articles 153 et 154 de la loi n°2002-16, les prévenus encourent une peine d’emprisonnement allant de 3 mois à 5 ans / une amende allant de 300 000 de FCfa à 400 000 de FCfa. Chose curieuse, les prévenus ont été libérés provisoirement suite à leur présentation au procureur de la République et convoqués pour l’audience du 9 octobre 2015. Après plusieurs renvois, le juge a fini par statuer sur leurs sorts mercredi 13 janvier 2016 les condamnant à 8 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 100 000 FCfa d’amende pour chacun. Rappelons qu’il s’agit de trafiquants majeurs qui sont en relation avec des fournisseurs du Nigeria, du Gabon et autres pays de l’Afrique. Face au zèle de ces trafiquants, le Bénin, à l’instar des autres pays d’Afrique, s’est inscrit dans la lutte contre la criminalité faunique depuis quelques années. Grâce au programme « Appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin » (Aalf-Bénin), des criminels fauniques sont, de plus en plus, arrêtés par la police, la gendarmerie et les forestiers. Des prouesses saluées au plan international et permettant au Bénin d’être cité parmi les pays leaders en guerre contre la criminalité faunique. Malgré cet effort des forces de l’ordre, la justice béninoise peine à accompagner le mouvement en libérant les trafiquants qui mettent en danger la vie et la pérennisation des ressources naturelles. Les décisions rendues plombent les opérations et n’encouragent guère la croisade contre ce fléau qui alimente les réseaux terroristes, selon un rapport de l’Onu. Il urge que la justice béninoise soit rigide en rendant des décisions dissuasives.

 SA