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Le ministre de la Justice Joseph Djogbénou veillera à l’application des sanctions

Les détenteurs de faux diplômes tapis dans l’administration n’auront plus le sommeil tranquille. Le gouvernement, au cours du Conseil des ministres du 28 février 2018, après étude du rapport de la Commission nationale de vérification de l’authenticité des diplômes au titre des deuxième et troisième trimestres de 2017, a pris de nombreuses mesures à l’encontre des agents concernés.

Cessation de paiement de salaires et des actions administratives et judiciaires à l’encontre des détenteurs de faux diplômes. Ce sont entre autres mesures prises par le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 28 février 2018. Après l’étude du rapport de la Commission nationale de vérification de l’authenticité des diplômes au titre des deuxième et troisième trimestres 2017, 17 cas de faux diplômes ont été identifiés sur les 8368 dossiers étudiés. Ils seront interpellés et traduits devant la justice après les sanctions administratives. Sur 37 agents soupçonnés de détention de faux diplômes, en effet, 34 ont reconnu les faits, 3 ont nié sans apporter la preuve de l’authenticité de leur parchemin alors que10 agents n’ont jamais répondu à la convocation de la commission. Au terme des travaux de la commission, deux situations ont été identifiées à l’issue des auditions. Certains agents ont présenté des diplômes que les établissements censés avoir délivrés ne reconnaissent pas.D’autres ont présenté des diplômes ou des certificats non authentiques et donc douteux, sans pouvoir en prouver la régularité. Certains des 10 qui ne se sont pas soumis aux enquêtes de la commission ont abandonné d’eux-mêmes leurs postes de travail. Par ailleurs, Adolphe Dossou Agnikpé a été réhabilité dans sa dignité et dans ses droits. Il a été victime d’une erreur de sa structure de formation qui l’a fait passer pour un détenteur de faux diplôme. Il faut préciser que le gouvernement a tenu à faire réparer dans les mêmes formes un préjudice dont il n’est pas l’auteur, car l’erreur provient du centre de formation du citoyen en question. Pour prévenir d’autres cas Agnikpé, la commission a pris des précautions et a fait agir le principe du contradictoire. Il faut donc saluer la détermination du gouvernement à extirper des rangs de l’administration les faussaires. On l’exhorte donc à aller au bout de la lutte en leur faisant rendre gorge. Ces faussaires dégagés de l’administration, ce sont des ressources pour le gouvernement qui pourrait en disposer pour faire face à d’autres engagements mais, c’est aussi la chance donnée aux Béninois méritants d’occuper ces postes.

O. I. A.