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sonebIl y a du nouveau dans le dossier Soneb, qui a vu la condamnation à 5 ans de prison et au paiement d’amendes de l’ancien Directeur général, David Babalola. De nouveaux cas d’irrégularités non pris en charge dans le rapport préliminaire sont détectés. Soit près de 137 801 millions de francs Cfa de gap.

Depuis son avènement, le Chef de l’Etat, Patrice Talon, n’a cessé de démanteler les nids de corruption, et au besoin, de sanctionner les coupables. La plupart des observateurs de la vie politique nationale sont, d’ailleurs, unanimes sur le fait que cette lutte est nécessaire, et qu’il faille la mener sans faire du tort à qui que ce soit. D’autant plus que l’avenir de beaucoup de Béninois a été hypothéqué par les excès des années Yayi. C’est pour cela que lors de sa séance hebdomadaire du mercredi 4 juillet 2018, le Conseil des ministres a pris connaissance du rapport de vérification des déclarations fiscales de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) de 2009 à 2017. En effet, le montant des irrégularités contenues dans le rapport préliminaire soumis au Conseil des ministres en sa séance du mercredi 08 novembre 2017 est de 261 964 852 francs Cfa. Ce rapport est le résultat d’une mission de l’Inspection générale des finances (Igf) aux fins de vérifier les déclarations fiscales de la Soneb de 2009 à 2017. Cela, suite au rapport initial indiquant des irrégularités constatées dans cette société. Constatant l’ampleur des irrégularités, il avait été  décidé de les envoyer au Procureur de la République. Les nouveaux cas d’irrégularités détectés et non pris en charge dans le rapport préliminaire sont de 137.801.407 francs Cfa. Il y a eu du faux dans les justificatifs de paiement présentés et qui s’élèvent à 399.766.259 FCfa. Cela s’explique par le fait que les paiements supposés faits par la Direction générale de la Soneb  n’ont pas été validés au niveau de la base de données de la Direction générale des Impôts. De la même manière, le Conseil a pris connaissance des malversations révélées à la ferme de Samiondji dans la Commune de Zagnanado. Comme dans le cas précédent, la justice sera saisie du dossier.

 Cerner toutes les complicités

 Le ministre de la Justice a été instruit aux fins de transmettre le nouveau rapport au Procureur de la République. Ces nouveaux éléments apportés au dossier de la Soneb notamment, démontrent sans autre forme de procès que le chef de l’Etat a eu raison d’envoyer l’Igf faire la lumière sur la gestion de la société et apprécier l’étendue des dégâts. D’ailleurs, la question de la responsabilité du régime défunt se pose, quant à l’ampleur du mal qui a été fait et du tort causé à l’économie nationale pendant cette période. Il va falloir, logiquement, rouvrir ce dossier afin de cerner toutes les complicités et sanctionner les auteurs compte tenu des préjudices et dommages causés. Par ailleurs, les détracteurs de la rigueur imprimée à la gestion choisie par le gouvernement devront donc se rendre à l’évidence : il n’y pas de chasse aux sorcières, ni de règlement de comptes. De 2006 à 2016, le Prince de Tchaourou et ses sbires ont simplement siphonné, de manière gloutonne et irresponsable, les deniers publics.

 Jean-Paul Mahugnon