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pascal todjinou 2016
Pascal Todjinou approuve la gouvernance du président Talon

« Un vrai président », c’est ainsi que Pascal Todjinou, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), qualifie le chef de l’Etat Patrice Talon. Reçu sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 pour le décryptage de la rencontre tenue lundi 22 août dernier entre le président de la République et les responsables des syndicats, il a reconnu les mérites du chef de l’Etat.

Courtoisie, sens de management, méthode, intelligence… sont, entre autres, les qualités que les responsables des syndicats ont su apprécier chez le président Patrice Talon lors de leur tête-à-tête en début de semaine dernière. Ce sont ces mêmes qualités qui, à la lecture du Sg de la Cgtb, Pascal Todjinou, caractérisent la gestion du pouvoir par le président Patrice Talon. « Quand quelqu’un fait bien, même s’il était votre ennemi, il faut avoir le courage de le lui reconnaître. Tout ce que le président Talon a fait en 4 mois, il faut l’apprécier », a-t-il affirmé, sans désemparer, sur « Zone franche ». En peu de temps, le chef de l’Etat a répondu aux doléances des syndicalistes. C’est ce qu’il fait comprendre en donnant pour exemples, la suppression des institutions budgétivores et l’annulation des concours frauduleux qui, sous l’ancien régime, avait fait l’objet d’une marche réprimée dans le sang. Tellement il a apprécié les qualités individuelles et la gestion de Patrice Talon si bien que les journalistes l’ont confondu à un porte-parole du gouvernement.

Sur les questions de la santé, des libertés, de l’éducation…

A la demande des journalistes, Pascal Todjinou a abordé quelques sujets au cœur des échanges avec le président Patrice Talon. Au plan sanitaire, il fait savoir que le chef de l’Etat a promis abroger la loi portant Ramu pour revoir son contenu de façon à prendre en compte les retraités, les paysans et ceux qui sont invalides. Une décision qui va en droite ligne avec les espérances des syndicalistes qui avaient désapprouvé le contenu du Ramu sous Yayi Boni. Concernant la situation des étudiants, « le président s’est dit sensible à tout ce qui s’est passé. Il a présenté ses excuses aux étudiants. Il nous a fait comprendre qu’il ne peut pas intervenir directement dans les décisions des autorités de l’université car ils sont élus », a rapporté le Sg de la Cgtb. Sur ce sujet, les syndicalistes entendent rencontrer, dans les jours à venir, le Recteur, puis le doyen de la Flash pour négocier. « Nous sommes syndicalistes. On négocie, on n’impose rien », a-t-il clarifié. La question de l’éducation a été également abordée. Avec le chef de l’Etat, les syndicalistes étaient unanimes sur l’urgence de recruter des enseignants, notamment ceux sortis de l’Ens, de les recycler avant de les envoyer sur le terrain. Le chef de l’Etat a émis l’idée de l’engagement direct. Une alternative qui fera gagner en temps et en dépense, vu l’approche de la rentrée. Il faudra également vite faire les affectations et mettre à disposition les moyens conséquents. « Moi, je suis certain que si toutes ces dispositions sont prises, l’année académique se passera sans anicroche », rassure Pascal Todjinou. Au sujet des actions du préfet du Littoral, Pascal Todjinou a réaffirmé la désolation des syndicalistes. Selon lui, le préfet se substitue au maire. Il a d’ailleurs salué la retenue du maire de Cotonou.

A bâtons rompus sur l’actualité

Interrogé sur des sujets d’actualité, Pascal Todjinou n’a pas manqué de donner son opinion. Pour le secrétaire général de la Cgtb, il ne faut pas lire à travers les audits une quelconque stratégie d’intimidation. « Ceux qui ont bousillé des milliards de l’Etat doivent être traqués. Ceux qui n’ont rien fait, comme moi, n’ont pas peur de parler. Je ne vois pas là, de chasse à l’homme pour le moment ou même de chasse aux sorciers », a-t-il précisé. Concernant les vieux renards de l’ancien Régime qui se font amis du président Talon, Pascal Todjinou affirme : « Ce président est un stratège. Il veut finir ses réformes avant de les traquer un à un ». Pour ce qui concerne les déplacements du président Yayi Boni, le leader syndial les assimile à un moyen de faire du sport. « Il ne veut pas vieillir. Il a besoin de faire du sport », a-t-il dit. Toutefois, il conseille à son ami Yayi Boni d’éviter les comportements qui ne l’honorent pas, surtout qu’il ne peut plus prétendre au poste de président. Au plan sécuritaire, le syndicaliste fait confiance au ministre de la défense qui, selon lui, fait partie des choix stratégiques de Patrice Talon. « Lorsqu’il y a changement de pouvoir, les braqueurs éprouvent toujours le nouveau Régime », dit-il pour expliquer la récurrence des braquages. L’invité de « Zone franche » a fini en invitant le président Patrice Talon à honorer ses engagements, à calmer les ardeurs des préfets, à penser aux agents de la Sodéco en difficulté et au panier de la ménagère.

Anselme Pascal Aguéhoundé