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plaque-motoLa traque contre les usagers de la route sans plaque d’immatriculation a été sans merci ces derniers jours. Beaucoup de motos sont stationnées à l’Ecole nationale de Police avec à la clé des désagréments énormes pour les populations. Pour échapper aux représailles des policiers, la grande masse de motocyclistes s’est réfugiée dans les structures de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) pensant trouver miséricorde. Là, encore, la paix n’est pas au rendez-vous car rien ne garantissait pour eux le retrait paisible de leurs plaques. La foule opaque ne désemplit pas et le combat pour la plaque est devenu rude. Au cœur de cette spirale de désagrément, la note du Ministère de l’intérieur est venue comme un grand soulagement. La pression tombe. En tout cas, pour quelques mois encore, la peur des grands carrefours pourra baisser. Le gouvernement, certainement réceptif à l’appel des usagers, a pris la décision de mettre fin à ce supplice inutile. La note ministérielle parle même de : « désagréments inutiles aux populations ». C’est heureux de noter que l’autorité ministérielle de son confortable bureau a perçu ‘’la douleur ensoleillée’’ des usagers. Le gouvernement est resté très attentif aux nombreuses plaintes qui ont commencé par fuser de partout, surtout par rapport à l’incapacité de la direction en question de contenir cette foule. Tout cela paraît beau, mais il est à plaider en faveur du bon sens des usagers de la route. La prime à la négligence consacrée par ce comportement désobligeant doit prendre fin. Il est déjà heureux de noter, au regard des témoignages, que la peine endurée ces derniers jours a suscité une prise de conscience collective. Il est à espérer que ces motocyclistes fassent les diligences nécessaires pour se conformer avant le 1er décembre. En tout cas, la note ministérielle est claire. Elle est à la fois une exhortation et un avertissement pour qu’au 1er décembre, toutes les motos du Bénin soient immatriculées.

Abdourhamane Touré

Communiqué

 Dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité dans certaines agglomérations du pays, la Police républicaine a déclenché une opération de contrôle des plaques d’immatriculation des motos depuis le vendredi 24 août 2018. Cette opération a engendré un encombrement des services de l’Agence nationale des transports terrestres en charge de la délivrance desdites plaques.

Pour éviter des désagréments inutiles aux populations, un moratoire de trois mois est accordé aux motocyclistes retardataires pour se conformer à la réglementation en vigueur.

Je compte sur l’esprit patriotique et civique des uns et des autres pour qu’à compter du 1r décembre 2018, aucune moto ne circule sans plaque d’immatriculation.

 Le ministre de l’Intérieur

Sacca Lafia    

 Immatriculation des motos à l’achat:La solution idéale

La répression des motos par la Police républicaine pour défaut de plaques relance la question de l’immatriculation de ces engins à deux roues dès l’achat. C’est du moins la meilleure solution, selon certains acteurs du secteur.

Les engins à deux roues sont désormais vendus avec leurs plaques d’immatriculation. C’est une exigence du gouvernement depuis novembre 2017. « Certaines boutiques de vente de motos se conforment déjà à cette décision », a confié le client, Donatien Zannou. A l’entendre, lors de l’achat de sa moto, il lui a été remis une quittance à la place des papiers de la moto. « Le vendeur m’a dit de me rapprocher de l’une des structures décentralisées de l’Agence nationale des transports terrestre (Anatt). Ce que j’ai fait et d’ici à la fin de la semaine, je vais entrer en possession de ma plaque », a-t-il expliqué. Il s’en réjoui de cette mesure, car cela simplifie les tracasseries. Selon Achille Fifatin, vendeur de motos, le processus de pré-immatriculation est enclenché depuis l’arrivée des marchandises au port. « Nous payons 11 500 FCfa en guise de frais d’immatriculation pour chaque moto déjà au port et rentrons en possession des quittance », a-t-il indiqué. Bédel Attin, chef Service Transports de la direction annexe atlantique littoral, a expliqué que cette mesure est mise en application de commun accord avec la direction de l’Anatt. Il a fait savoir que les frais d’immatriculations sont incorporés dans les frais de dédouanement des motos. « Donc, l’intéressé qui achète sa moto, munie de sa fiche de pré-immatriculation, va prendre sa plaque dans les 48 heures », a-t-il précisé. A en croire, Casimir Migan, président de l’Ong Alinagnon, la mesure est salutaire.Car, une moto immatriculée réduit l’insécuritésur les routes.Il a exhorté les autorités à également  trouver une solution pour les motos acquises dans la sous-région.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)