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Joseph Gnonlonfoun a reçu en audience les leaders syndicaux

Le Médiateur de la République s’est invité dans la crise qui secoue depuis le 16 janvier 2018, le secteur de l’éducation. Hier jeudi 29 mars 2018, Joseph Gnonlonfoun a rencontré à Porto-Novo les leaders syndicaux.

Le Médiateur de la République multiplie les concertations pour le dégel de la crise dans le secteur de l’éducation. Après la rencontre avec les têtes couronnées, les religieux et la société civile, le mardi 27 mars 2018, c’est le tour des Secrétaires généraux des Centrales et Confédérations. Même si les débats, à huis-clos, n’ont pas été ouverts aux hommes des médias, il va sans dire que la délégation est allée parler de la crise qui secoue durablement le pays. Face au Médiateur de la République, les Secrétaires généraux, signataires de la motion de grève se sont montrés préoccupés par la situation. Ils se disent ouverts au dialogue. « Nous  sommes tous préoccupés par la crise et voulons tous que les choses aillent de l’avant», a confié le Secrétaire général de la Cstb, Kassa Mampo, à la fin de la deuxième journée. Le syndicaliste a tenu à remercier Joseph Gnonlonfoun pour les efforts consentis. Selon lui, les syndicalistes sont prêts à faire des concessions et les ont déjà exposés. Il y a certaines revendications, a-t-il dit, qui sont négociables et d’autres qui ne le sont pas ; notamment celles qui concernent les libertés sociales, d’expression et celle de la question de pénurie d’enseignants et des retenues sur salaires. Il soutient alors que la balle est désormais dans le camp du gouvernement. Noël Chadaré, pour sa part, espère que les choses aillent dans le sens du dégel. Il a aussi félicité le Médiateur de la République pour cette initiative. Pour lui, c’est un geste louable qui est entrepris par les chefs religieux et les têtes couronnées. Le Médiateur de la République, après avoir écouté les leaders syndicaux, a confié que ces derniers sont préoccupés par l’unité nationale et convaincus qu’il faut aller de l’avant. Joseph Gnonlonfoun a rassuré qu’une correspondance est déjà adressée au gouvernement pour échanger avec les ministres concernés sur les doléances des partenaires sociaux. Il a aussi pris la responsabilité de pondre un rapport au chef de l’Etat pour une sortie rapide de crise car, a-t-il soutenu, « il devient urgent que la tension autour des questions de revendications baisse, pour permettre au pays de renouer avec le travail, et la production de la richesse ».

 Martin Aïhonnou & Perpétue Egounléty

(Br Ouémé-Plateau)

Quelques impressions

 Noël Chadaré, porte-parole des Sg : «Des explications ont été données sur ce qu’il faut faire pour sortir de la crise»

 « Depuis le 16 janvier 2018, c’est l’impasse avec les négociations entre le gouvernement et les Confédérations et Centrales. Nous n’avons pas réussi à accorder nos violons. Le médiateur s’est invité dans le dégel de la crise. C’est pour cela qu’il nous a invités, accompagné d’autorités religieuses au plus haut niveau et de sages, pour nous écouter sur les motivations de la crise qui perdure. Nous avons donné les explications qu’il faut et ce qu’il faut faire pour sortir de la crise (qu’est-ce qui est négociable et non négociable). Ils se préparent à rencontrer aussi les ministres concernés ».

 Joseph Gnonlonfoun : « …Il devient urgent qu’on s’en sorte »

 « A notre réunion du mardi dernier, nous nous sommes dit qu’il faut qu’on aille de l’avant, qu’on rencontre les Centrales et Confédérations syndicales. Les 7 étaient présentes. Elles nous ont fait part de leurs préoccupations. Comme nous avons senti que tous les leaders syndicaux sont préoccupés par la question de l’unité nationale, la paix, nous nous sommes dit qu’il est bon qu’on les écoute. Ils ont été écoutés attentivement. On a recueilli leurs doléances et nous avons décidé de rencontrer les deux membres du gouvernement qui constituent leurs interlocuteurs. Nous avons écrit aux deux membres du gouvernement pour qu’ils nous proposent des dates qui vont leur convenir pour que nous puissions échanger avec eux sur les doléances des partenaires sociaux. Nous allons le faire le plus rapidement possible parce qu’il devient urgent qu’on s’en sorte ».