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Mgr AGBANOU
La Conférence épiscopale se préoccupe de la situation sociale

Le Clergé catholique béninois se rend toujours disponible quand il s’agit des questions de grande préoccupation nationale. A plusieurs reprises, la Conférence épiscopale a exprimé son intérêt pour la paix et le mieux-être des communautés. Lors de la rencontre qu’elle a eue avec le chef de l’Etat, Patrice Talon, les membres de la Conférence épiscopale ont réaffirmé leur attachement à la paix.
Sa récente déclaration exprime davantage sa grande proximité avec les populations et sa volonté à plaider pour une amélioration du climat socioéconomique et politique du Bénin. A l’appel du Chef de l’Etat, Patrice Talon, il ne s’y est pas opposé. Ecoute, disponibilité ont caractérisé cette séance pratiquement sanctifiée. On pouvait lire dans la démarche du Président de la République et du Clergé le souci clairement affiché d’œuvrer à la construction d’une nation prospère et apaisée. Au cours de son intervention, le Clergé a exprimé sa joie de constater que le dialogue social est renoué. Il a félicité le gouvernement pour son engagement contre la corruption et exprime le vœu que ceci soit renforcé de façon inclusive. Les évêques ont également tenu à rassurer le Président de la République sur le fait que « la dernière déclaration de la Conférence épiscopale n’avait aucun sous-entendu ». Ils ont martelé que« les commentaires qui découlent de cette déclaration n’engagent que leurs auteurs et que les évêques ne s’y retrouvent pas ».En réponse aux préoccupations du Clergé, le Chef de l’Etat a exprimé son honneur et son plaisir de le recevoir. Par rapport à la dernière déclaration, il a souligné que si le rôle de l’Eglise est de veiller à la paix, la subtilité du langage peut selon lui nourrir ou servir la polémique si l’on n’y prend garde.C’est vrai, a-t-il dit, qu’il faut préserver la paix sociale. « Mais à vouloir le faire au sacrifice des efforts et des exigences du pays, nous allons plutôt compromettre l’avenir. Avoir peur des difficultés du moment et ne rien faire, c’est contribuer au chaos. Mais les affronter courageusement, c’est préparer la paix durable », a-t-il fait savoir. Et au Chef de l’Etat de poursuivre : « Ce que je fais ne doit surprendre personne puisque je l’ai annoncé pendant ma campagne. J’ai dit que notre pays a besoin de réformes. C’est ce que je fais ».Il a également demandé à ses hôtes de prier pour lui afin qu’il ait le courage d’aller au bout des réformes, afin qu’il sans se laisser emballer par la quête du populisme, des applaudissements des compatriotes.En outre, si l’Eglise déplore le pouvoir de l’argent, c’est juste dira le Président, parce que l’argent a un pouvoir dévastateur, qu’il a tout perverti. Il faut donc corriger cela. « Le manque dont certains se plaignent aujourd’hui n’est-il pas le signe que les choses sont en train de changer ? Les gens sont toujours payés pour leur travail, personne n’a été dépouillé de ses bien », a-t-il fait observer.

AT