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Simon-Edou
Simon Edou, invité de « Cartes sur table »

L’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm a reçu, dimanche 13 mai  2018, Simon Edou. Acteur de la société civile, et président de l’Ong « Ensemble pour le développement de l’Afrique », il a opiné sur la crise qui a secoué les secteurs de la santé, de la justice et de l’éducation et  fait une proposition de sortie de crise les années à venir. 

Après plusieurs semaines de paralysie des secteurs de la santé de la justice et de l’éducation, les travailleurs ont repris du service. Les pourparlers entre les centrales syndicales et le gouvernement ont également  repris vendredi dernier. En attendant les conclusions des travaux de la première session ordinaire de la commission des négociations collectives gouvernement centrales et confédérations syndicale, les deux parties ont fait le point des négociations sectorielles dans les départements de l’enseignement supérieur, de l’Agriculture et celui du transport. Acteur de la société civile et président de l’organisation non gouvernementale « Ensemble pour le développement de l’Afrique », Simon Edou,  est satisfait de ces avancées. Cependant, il a fait remarquer que c’est une situation qui se produit chaque année. « Cette situation n’honore guère notre pays », a-t-il fait savoir. De sa rencontre avec la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), de Kassa Mampo pour connaître les vraies raisons de la crise et des propos après débat du président de la Commission chargé des négociations, le ministre Abdoulaye, Bio Tchané, il s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un problème financier. Face à cette situation, il propose comme solution durable, une cotisation de solidarité. «  Si je prends un parent d’élève qui a déjà dépensé 100 mille francs pour la scolarité de son enfant et qu’à cause des grèves, l’année doit être blanche, et qu’on lui demande un sacrifice de 10 mille francs, je ne pense pas qu’il puisse refuser, ne serait-ce pour sauver l’année », a-t-il laissé entendre.  Il va plus loin en affirmant que ce n’est pas seulement sauver l’année qui est la bonne formule. Selon lui, chaque fois que l’année sera sauvée dans de pareilles circonstances (après des grèves),  c’est l’éducation des enfants qui est bâclée. « Il faut que chacun se remette alors en cause pour dire ce qu’il peut faire pour son pays. Au regard de tout cela, à l’image de la jarre trouée, il faut que nous mettions tous la main à la poche. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de constituer un autre comité ou de voter un projet de loi pour instaurer cela», a-t-il déclaré. Le scandale lié à la construction du siège de l’Assemblée nationale était également au cœur des échanges. Il a fait savoir que les députés concernés doivent rendre gorge. « Même si les concernés sont du côté du gouvernement, il faut qu’ils répondent. Il faut qu’ils payent parce que c’est la population qui souffre », a-t-il conclu.

 Léonce Adjévi