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VOTE-MAIN-LEVEE
Le vote à main levée des députés a sauvé Kassa

A 38 voix pour, 45 contre, les députés Fcbe et alliés, appuyés par cinq autres de l’opposition ont rejeté ce jeudi 20 août 2015, la levée d’immunité parlementaire de leur collègue Barthélémy Kassa. Ces derniers estiment qu’à l’étape actuelle des faits, on ne peut cautionner cette demande du chef de l’Etat, encore moins du procureur de la République rien que pour plaire à la coopération néerlandaise.

Malgré la volonté farouche et déterminante des députés de l’opposition de voter pour la levée de l’immunité de leur collègue Barthélémy Kassa, les résultats du scrutin à mains levées les ont défavorisés. Que ce soit l’ancien président Mathurin Nago, les députés Augustin Ahouanvoèbla, Idji Kolawolé, Candide Azannaï et autres, leurs arguments pour favoriser ce vote sont balayés d’un revers de main par les députés des Forces cauris pour un Bénin émergent. Ces derniers sont appuyés par les députés de l’opposition, Robert Gbian, René Bagoudou, Valentin Houdé, Atao Hinnouho et Issa Salifou. Parmi eux, trois ont donné procuration au camp de la minorité. Un débat houleux fait sur la procuration du député Affo Mohamed a donné raison au député Wallis Zoumarou. Mais malgré cela, ce sont les députés Fcbe qui ont remporté la victoire. Avec ce vote, les députés Fcbe sont arrivés à désobéir au chef de l’Etat, le président Yayi Boni dans sa volonté de combattre l’impunité. En effet, si leur position s’arrêtait à un simple refus, l’on comprendrait. Ces députés, que ce soit André Okounlola, Rachidi Gbadamassi, Gilbert Bagana et autres, ont chargé sérieusement le gouvernement et son chef, qui ne cherchent rien qu’à plaire à la coopération bénino-Hollandaise. C’est d’abord le député André Okounlola qui a lancé les hostilités d’une attaque verbale contre le gouvernement du président Yayi Boni. Pour lui, il défie le député qui pourra lui indiquer conformément à l’article 70 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’infraction commise par leur collègue Barthélémy Kassa pour qu’on arrive à demander la levée de son immunité. Il ne comprend pas que le chef de l’Etat, le président Yayi Boni insiste sur cette procédure, rien que pour faire plaisir aux Néerlandais parce que dans leur lettre de dénonciation, Yayi Boni indique qu’il faut la procédure, pour faire améliorer les relations de coopération. Il a balayé d’un revers de main cette procédure en expliquant que dans le rapport du cabinet d’audit, l’on dise qu’il n’y a pas de forage et après le gouvernement envoie ses émissaires pour faire constater le contraire. « Nous serons contre la levée de l’immunité parlementaire de notre collègue assez facilement », a conclu le député Okounlola. En face de tels propos hargneux contre le gouvernement et son chef, l’on se pose la question de savoir si ce n’est pas le chef de l’Etat en personne qui reste tapis dans l’ombre pour tirer sur les ficelles. Le député Arifari Bako a, lui-même , avancé une question préjudicielle à savoir, qu’aucun article du règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’a prévu la levée de l’immunité parlementaire d’un député pour écoute. Finalement, c’est le camp de la minorité qui a remporté la victoire.

 Thobias Gnansounou Rufino

(Br Ouémé-Plateau)