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cinema dans la cité
Claude Balogoun annonce la 7ème édition de  »Cinéma dans la cité »

Du 02 au 20 septembre, le film sera à l’honneur dans plusieurs contrées de la partie Sud du Bénin. C’est à travers la 7ème édition de « Cinéma dans la Cité », une initiative de Claude Balogoun, président de Réussir Ong et directeur de Gangan productions. L’événement a été officiellement lancé par Ernest Houssou, chef-division Suivi des projets au Fonds des arts et de la culture, mercredi 31 août dernier, à la faveur d’une conférence de presse.
Le trafic des enfants, le mariage forcé et la condition de la femme, c’est autour de ces thèmes que se tiendra la 7ème édition de la campagne « Cinéma dans la cité ». « L’observation des conditions de vie des enfants dans notre pays montre un tableau qui mérite d’être constamment amélioré à travers des sensibilisations. C’est pour cela que Réussi Ong, en collaboration avec Gangan productions a décidé de consacrer une édition de « Cinéma dans la Cité », à cette thématique », a justifié le promoteur Claude Balogoun. Dans cette initiative, il a été soutenu par le Fonds des arts et de la culture, l’Ambassade de France et la Coopération suisse au Bénin. Chervine Oftadeh, chargé de mission de l’Ambassade de France près le Bénin a expliqué : « La traite et l’exploitation des enfants restent des problèmes persistants dans la sous-région. C’est pourquoi l’Ambassade de France prévoit un fonds pour soutenir les initiatives allant dans le sens de l’enrayement de ces pratiques ». Rappelant la place accordée au genre dans leur institution, la représentante de la Coopération suisse Moudjibatou Bouraïma voit en cette édition de la campagne « Cinéma dans la Cité », un moyen de toucher plus de monde sur la situation de la femme à travers le cinéma.

Le cinéma dans 12 contrées

Pour la 7ème édition de la campagne « Cinéma dans la cité », il sera organisé 12 séances de projection de films suivies de débats dans 12 villes ou villages répartis dans 6 départements notamment : Athiémé et Lobogo dans le Mono, Klouékanmè et Lalo dans le Couffo, Djidja et Bohicon dans le Zou, Missérété et Azowlissè dans l’Ouémé, Akassato et Zê dans l’Atlantique puis Djidjè et Akpakpa dans le Littoral. Un film reportage sera d’ailleurs produit sur cette tournée de projection. Quant aux films sélectionnés pour animer la campagne dans les différentes contrées, tous sensibilisent sur le trafic des enfants et le mariage forcé. Il s’agit en l’occurrence d’un téléfilm intitulé « Afi, seule au monde ». Dans ce court-métrage de 13 minutes, une jeune fille vendue à une El Hadja scélérate au Nigéria et qui a pu revenir au bercail avec le concours des autorités, relate son histoire. Aussi, un triplé de téléfilms de 13 minutes intitulés « Je veux savoir » et portant sur le mariage forcé, seront diffusés aux populations.

Anselme Pascal
 Aguéhoundé