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Le président Talon et d’autres personnalités lors de la cérémonie d’ouverture

Après Luanda en 2015, c’est le tour de Cotonou d’accueillir le Caucus africain, l’un des plus grands forums africains sur le continent.Les travaux qui ont été lancés hier jeudi 04 août 2016 au Palais des congrès par le chef de l’Etat, connaissent la participation des institutions de Bretton Woods, les ministres des finances, de l’économie, du développement et les gouverneurs des banques centrales des 54 pays d’Afrique.

Renforcer le pouvoir des gouverneurs africains sur les questions de développement au sein du Fonds monétaire international (Fmi) et de la Banque mondiale, tel est l’objectif majeur de cette 2ème édition du Caucus africain. Au lancement de cette grand-messe de la haute finance internationale, qui a pour thème «Accroître l’appui des institutions de Bretton Woods en vue de répondre aux chocs, renforcer la croissance et promouvoir la transformation économique en Afrique », deux allocutions ont été prononcées. C’est d’abord le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, président en exercice du Caucus, qui a planté le décor. Après avoir exprimé son double plaisir d’accueillir la communauté financière du continent, il a précisé le contexte dans lequel intervient cette assise. A l’en croire, cette réunion annuelle se tient à un moment où les différents pays sont confrontés à trois chocs. Il s’agit des changements climatiques, la chute des cours des matières premières et le terrorisme. Face à ces défis, il a indiqué qu’il s’agira pour eux de prendre des résolutions fortes. « Cette assise est à la fois un moment de réflexion et de résolution », a-t-il précisé. Il a, pour finir, exprimé le vœu que la Banque mondiale et le Fmi jouent leurs rôles face aux difficultés économiques de par le monde. A sa suite, le président de la République, dans son discours concis, a beaucoup insisté sur le potentiel de l’Afrique qui, a-t-il dit, doit maintenant prouver à la face du monde ce dont elle est capable en termes de développement. Un développement qui rompt avec l’aide extérieure. Et pour y parvenir, il a mis un accent particulier sur le facteur travail. « Les richesses ne sont pas les meilleurs atouts pour le développement : c’est le travail et l’organisation », a fait savoir le président Patrice Talon. Pour finir, il a émis le vœu de voir les travaux accoucher des résolutions de qualité. Il faut dire qu’au-delà des questions économiques et de développement de l’Afrique qui seront abordées, le Caucus africain 2016 laisse entrevoir des retombées positives pour le Bénin en ce sens qu’il offre aux entrepreneurs béninois de véritables opportunités d’affaires.

Joël Samson Bossou