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denise a.La directrice du Fonds national de la microfinance (Fnm) était l’invitée de l’émission « Ma part de vérité », dimanche 10 février 2019. Après avoir expliqué le processus d’octroi des microcrédits elle a confié que c’est un vaste chantier du social qui est lancé.

La relance du microcrédit aux plus pauvres est un acte hautement social. C’est ce que pense Denise Atioukpè, Directrice du Fonds national de la microfinance. Elle l’a fait savoir sur l’émission « Ma part de vérité », de Golfe télévision. Selon elle, cet appui qui est resté suspendu pendant longtemps permettra aux bénéficiaires  de disposer plus de moyens pour accroître leurs chiffres d’affaires. « L’éventail du social est davantage élargi », a-t-elle annoncé en estimant que la mise en œuvre de ce programme va améliorer les conditions de vie de plusieurs bénéficiaires. Par ailleurs, elle a précisé que beaucoup de choses ont été améliorées en ce qui concerne la gestion du fonds qui sera mis à la disposition des bénéficiaires. « Nous avons fait de sorte qu’il y ait moins d’intermédiaires. C’est ce qui justifie la digitalisation », a indiqué la Directrice. A l’entendre, seules les personnes éligibles vont bénéficier du crédit. Ainsi, il y a aura des agents marchands qui seront commis pour enregistrer des bénéficiaires sur la base de leur document du Ravip. Ensuite, une analyse se fera sur la moralité de ces personnes avant que le fonds ne soit débloqué. Le bénéficiaire recevra directement les 50.000 de francs Cfa via son téléphone en monnaie électronique, puis il ira les échanger contre liquidité dans les structures décentralisées. Denise Atioukpè a toutefois précisé que le microcrédit n’a jamais été à taux zéro. Il était et sera octroyé à un taux de 4% par cycle sur 50.000 francs, soit 8% pour deux cycles, c’est-à-dire un an.A en croire l’invitée, après cette étape si le bénéficiaire rembourse son crédit, il va passer à la cagnotte de 100.000 Fcfa et cela également pour deux cycles.Parlant des difficultés que pourraient rencontrer le fonds dans l’exécution de ce programme, la directrice du Fonds national de la microfinance a affirmé qu’une phase pilote sera lancée pour anticiper sur ces problèmes.

 Donald Kévin Gayet

(Coll)