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Epiphane Quenum (à gauche) et Moukaram Océni oxygénés par le chef de l’Etat

‘’Les blessés de guerre’’ sont à la page au cours des dernières nominations faites par Yayi Boni. Le Chef de l’Etat s’est enfin souvenu d’eux. Ils pourront maintenant cesser de râler car s’en était vraiment de trop. Quelques restes, tombés de plats garnis du chef ne ferait pas de mal à ces figures dont les activités politiques étaient en hibernation.

Qu’on s’appelle chien d’attaque ou fou du roi, on n’est pas si tant logé que le chien d’un propriétaire fortuné. Le parcours a été éprouvant pour ce yayiste convaincu, qui a eu le privilège de ronger ses ongles pendant tout le régime. Son engagement n’a pas coûté les milliards qui essaiment les comptes de certains fidèles, qui sans être chiens ou fous ont pourtant connu les heures de gloire sous Yayi. Mais on n’y peut rien. Dans la vie, chacun porte sa croix. Le chien d’attaque en a porté durement le sien avant que le régime ne se souvienne de lui. On lui a enfin jeté par les fenêtres quelque chose qu’on appelle chargé de mission, mais il ne peut que s’en contenter. L’autre dont la nomination retient l’attention, c’est le vrai militant Rb d’antan. Le politique dont le malheur est d’avoir manqué de respect à ‘’maman’’ a reçu son uppercut au détour des récentes élections législatives d’avril 2015. Il a marché dans tous les quartiers de Cotonou, mais ces kilomètres arpentés n’ont vraiment pas pu lui donner la chance de retrouver son siège à l’Assemblée. Pratiquement face à un destin sans lueur, il a déjà commencé, comme ces politiciens finis, la longue nuit. Heureusement, le Chef suprême de la politique s’est souvenu de lui. Apparemment bien logé que l’autre corvéable à merci, il a sans être chien, reçu le ‘’gigot’’ de la Préfecture. Beaucoup avaient parié sur l’autre ‘’impertinent’’ de la Rb exclu, mais c’est l’engagé qui a été retenu. Il semble que Yayi préfère bien les réchappés des grands partis. C’est sans doute une stratégie à laquelle il est friand. L’autre fini, c’est l’ancien lieutenant de Adrien Houngbédji. Le jeune Moukaram a rompu les amarres et chassé du Parti. Mais le généreux Yayi l’a pris un peu comme à l’allure de la Rb. Le Chef est d’une générosité inouïe. Les deux Moukaram chassés du Prd ont eu leur beurre temporaire. Vivement que demain leur sourit. L’autre qui doit se sentir un peu rassuré, c’est l’ancien proche de l’autre Dg Cncb à qui on a arraché le biberon sous l’argument d’une histoire qui dépasse toutes compétences. Dans le temps, ni les interviews commandées et commanditées encore moins les sorties médiatiques intempestives n’ont rien réglé. Il a fallu qu’il attende plusieurs années avant d’être racheté. Parier qu’il n’a pas vraiment fait les couloirs pendant tout ce temps avant de l’obtenir, ne serait pas erroné. Avec Yayi, il faut vraiment être un combattant.

AT

Toujours dans la provocation

 Le Chef de l’Etat Yayi Boni a toujours pratiqué la politique de diviser pour régner. La nomination de Epiphane Quenum à la tête de la Préfecture de Cotonou en est une parfaite illustration. En effet, c’est à l’arrivée de Yayi que Corentin Kohoué ancien dissident du Psd, a été nommé Préfet des départements du Mono-Couffo, localité favorable au Psd. C’est lui qui a encore nommé Moukaram Badarou, ancien secrétaire général du Prd, devenu dissident après son non positionnement sur la liste Prd lors des législatives de 2011. Enfin, la dernière trouvaille de Yayi Boni, c’est la nomination d’Epiphane Quenum à la préfecture de Cotonou. Ancien baron de la Rb, il a rompu les amarres avec ce parti après avoir eu des démêlés avec la dame de fer Rosine Vieyra Soglo qui lui reprochait lui devoir de l’argent. Après ces échecs respectifs aux législatives et communales de 2015, Epiphane Quenum était devenu un homme politique fini puisqu’il était incapable se faire élire conseiller communal. Yayi vient de lui donner un peu de souffle afin de lui permettre de se refaire une santé financière par ces temps arides. Si Yayi veut rendre la vie difficile à Léhady, Epiphane Quenum n’est pas la bonne pioche puisqu’aujourd’hui, l’homme qui se réclame proche du pouvoir perd en crédibilité au sein de l’opinion publique. Une chose est sûre. Ce régime et ses affidés n’ont que 7 mois bien comptés pour déguerpir…

 Nelson Avadémey