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Gbenonchi-EPLe député Gérard Gbénonchi était, dimanche 26 août 2018, face aux populations de Djakotomè. Il était allé pour lever un coin de voile sur les différentes lois votées à l’Assemblée nationale afin de mettre fin à l’intoxication.

Les populations de la 11ème circonscription sont désormais édifiées sur des lois jusque-là adoptées par le Parlement. Le weekend écoulé, le député Gérard Gbénonchi a évoqué face à  ses mandants, la réforme du système partisan notamment la loi portant Charte des partis politiques et le Code électoral.  Rapporteur de la Commission des finances et membre de l’Union fait la Nation (Un), le député a indiqué que la réforme de la charte des partis vise à créer de grands partis politiques représentatifs sur le plan national et capables de bénéficier des appuis financiers de l’Etat. A l’en croire, le Code électoral vise à ouvrir la course aux différents postes politiques, à  faciliter le choix des candidats aux élections  et permettre aux législateurs de se conformer à la nouvelle charte des partis. « Nous sommes encore à l’étape de proposition de loi.Je suis venu  éclairer l’opinion publique sur les avantages de cette réforme afin qu’elle soit rassurée», a déclaré Gérard Gbénonchi. Abordant la question de la caution des 200 millions à payer par les listes électorales pour les législatives, point culminant du  code, le député Gérard Gbénonchi clarifie : « Le contexte a changé. Dans l’ancien contexte, nous étions dans le système des micros partis. Ce qu’un seul parti faisait en payant 8,3 millions, plusieurs partis ne peuvent pas se regrouper pour payer la même chose. C’est dans l’ancien contexte qu’il y avait de la  discrimination. Puisque de grands partis payaient 8,3 millions, au même titre que les micros partis ». L’autre élément d’analyse qu’il a ajouté, est que le Bénin est désormais dans un contexte de financement public des partis politiques. Selon l’ancien système, chaque parti avait droit à 5 millions par an par député. Mais avec le vote de cette charte des partis, le financement public fera objet d’une loi spécifique. Désormais, l’État, sur la base de cette loi versera 0.25 % du budget intérieur du pays aux partis politiques. «Il n’y aura plus d’aventure solitaire. C’est le parti qui vous positionne et paye votre caution. Il n’y a pas de partis de jeunes à part. Lorsqu’on constate les talents d’un jeune au sein d’un parti, forcément, il sera positionné », a-t-il martelé. Selon lui, cette  proposition de loi est motivée par le constat unanime de toute la classe politique de réformer le système partisan. Par ailleurs, il s’est  penché sur le cas des levées d’immunité de certains députés. A l’entendre, cette initiative vaut la peine car, l’Assemblée nationale ne doit plus être un refuge pour des députés corrompus. « Je suis venu parler de tout cela à mes populations afin qu’elles soient au même diapason que nous et qu’elles sachent ce que nous sommes en train de faire à l’Assemblée nationale», a-t-il précisé avant de mentionner qu’il sera à Aplahoué le dimanche prochain et Klouékanmey le dimanche qui suit pour le même exercice.

Claude Ahovè

(Br Mono-Couffo)