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Le ministre Hèhomey et des personnalités de la 8ème circonscription électorale sur le site de l’aéroport de Tourou

Le ministre des Infrastructures et des transports était vendredi 19 août 2016 à Parakou. Hervé Hèhomey est allé constater l’évolution de certains chantiers en cours à Parakou, Tchaourou et environs. A cette occasion, il a amené sur le site de construction de l’aéroport de Tourou, un scanner neuf, en remplacement de celui qui avait été pris pour dépanner l’aéroport de Cotonou. Devant les populations, élus locaux, sages et têtes couronnées de Tourou, le ministre Hèhomey a mis en garde contre les visites irrégulières qui s’observent sur le site de construction de cet aéroport.  Yayi Boni était dans son viseur

Le Ministre Hervé Hèhomey n’a pas voilé les mots avant d’exprimer son mécontentement par rapport au désordre organisé sur le site de construction de l’aéroport de Tourou. Il n’est pas d’accord avec les visites. A l’endroit de l’ancien président de la République Yayi Boni, il s’est fait clair : « …Je profite de vos caméras et micros pour signifier à Monsieur Yayi Boni qu’il ne doit plus mettre pied sur ce site. Je vous prie de transmettre ce message à monsieur Yayi Boni qu’il ne doit plus mettre pied sur ce site. Ce n’est pas encore ouvert au public…A la récidive, nous allons lui appliquer la rigueur de la loi. Il se serait comporté comme un vil individu et nous allons le traiter comme un vil individu… ». Par ces propos, l’autorité a mis en garde Yayi Boni contre toute visite sur le chantier. Il a été ovationné par les populations pour sa fermeté. Les sages présents ont salué sa démarche. Rachidi Gbadamassi, député à l’Assemblée nationale, élu dans la 8ème circonscription électorale sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), soutenu par son collègue Amadou Issifou de l’Alliance Soleil, est allé plus loin en demandant à l’ancien Chef d’Etat béninois de rester tranquille. Pour eux, Parakou n’a aucun intérêt à s’opposer au régime en place et donc, Yayi Boni doit cesser de faire croire aux populations qu’elles ne sont pas avec l’actuel régime. « Halte à la manipulation politique. Ce qu’on n’a pas pu faire en dix ans, ce n’est pas quand on n’est plus président qu’on va le faire. C’est clair ! Qui veut mentir et qui veut manipuler qui ? Mais on ne doit pas opposer les populations de Parakou au nouveau régime. Nous, nous sommes là pour mettre notre expertise politique en jeu afin que le président Patrice Talon puisse investir à Parakou. En tout cas, nous ne sommes pas des fous. Nous ne sommes pas des adolescents politiques pour faire une opposition au détriment de nos populations. Je ne ferai pas ça.  Même si le Président de la République nous demande de nous coucher pour que Parakou puisse avoir des milliards, je le ferai ». Cette déclaration a rassuré les populations présentes à l’aéroport vendredi. Karimou Chabi Sika, ancien député à l’Assemblée nationale et natif de Tchaourou, a également pris la parole, à l’occasion pour rappeler à l’ancien président de la République, l’histoire de Moïse dans la Bible qui a recommandé que « lorsque vous n’êtes  plus au pouvoir, vous avez le devoir de laisser tranquille votre successeur ». Il a ajouté que les comportements de Yayi Boni visent certainement à bouleverser le mandat de Patrice Talon. Son appel a été de le freiner dans cet élan. Il a demandé aux populations de ne jamais céder à la manipulation et qu’en aucun cas, Yayi Boni ne redeviendrait plus président du Bénin.

Un nouveau scanner pour l’aéroport de Tourou

Bien avant de faire sa déclaration pour dénoncer les comportements de l’ancien chef de l’Etat et surtout sa visite « irrégulière » sur le site de construction de l’aéroport de Tourou, le Ministre Hèhomey a constaté la mise en place effective d’un nouveau scanner au profit dudit aéroport. Il a expliqué aux sages et populations venus à sa rencontre que le Gouvernement n’a aucune intention d’abandonner ce chantier. Le scanner qui avait été déplacé a servi à combler un vide créé à l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cadjèhoun, suite à une panne. « A l’époque, j’avais rassuré que Parakou aura son scanner. J’ai promis amener ici, le scanner neuf commandé au profit de Cotonou. Ce qui est fait aujourd’hui », a dit le ministre Hèhomey. Des sages ont pris la parole pour demander si le scanner ramené est de même qualité que celui qui avait été amené de Parakou pour Cotonou. Le ministre a répondu : « Il s’agit d’un scanner neuf commandé pour Cotonou. Et vous savez qu’on ne peut pas vouloir utiliser un scanner de mauvaise qualité à l’aéroport de Cotonou ». Une visite guidée a été faite dans les autres compartiments de l’aéroport pour voir l’état des appareils en place. Beaucoup de défaillances ont été signalées à l’autorité. La piste d’atterrissage n’est pas achevée. Les travaux sont en cours et à l’étape actuelle, selon les constats faits par le ministre, aucun avion ne peut décoller de Parakou, ni y atterrir.

Les travaux routiers et le pont d’Alafiarou

Après l’aéroport, la délégation ministérielle s’est rendue sur le chantier de construction de la route Parakou-Djougou. A ce niveau, les travaux piétinent encore. L’entreprise peine à les achever et le calvaire des usagers se poursuit. Il en est de même pour les travaux de contournement et de traversée de la ville de Parakou. L’entreprise chinoise dit être confrontée à des problèmes de déguerpissement. Il y a encore des occupants sur l’emprise des voies alors que sans leur déplacement, rien ne peut être fait. Il a été expliqué à l’autorité que les frais de dédommagements n’ont pas été payés et les propriétaires refusent de dégager. Le député Gbadamassi a déploré la situation. L’adjoint au Maire de la ville a rassuré que la municipalité n’a pas croisé les bras. Le Ministre, quant à lui, a indiqué que le Gouvernement jouera sa partition. Il a rappelé aux entreprises, le respect des cahiers de charges en termes de qualité et de délai. Hervé Hêhomey a dit qu’il suivra de près l’évolution desdits chantiers.

A Alafiarou, le ministre a constaté l’effondrement du pont.  Le chef de la mission a expliqué ce qui a été fait pour ouvrir une voie de contournement afin de permettre la circulation entre Tcahourou et Alafiarou, le temps de poursuivre les travaux de construction de la route Bétérou-Tchaourou-Kassouala. L’ancien député, Karimou Chabi Sika, a pris la parole pour dénoncer le comportement de l’ancien régime et surtout certaines autorités face à la situation d’effondrement dudit pont. Il n’a pas aimé le fait que certains auraient dit aux populations de voter pour leur candidat, sinon, l’ouvrage n’ira pas à son terme. D’autres n’ont pas daigné se rendre sur les lieux pour constater l’état du pont en question, selon l’ancien député. Le Ministre a apaisé les uns et les autres et rassuré surtout la population que les travaux iront à leurs termes. Il y a des défaillances que le Gouvernement Talon s’évertue à corriger pour que les travaux s’achèvent bien, d’après le ministre Hèhomey.

 Le roi de Tchaourou prie pour Talon

De retour d’Alafiarou, la délégation conduite par le ministre Hervé Hèhomey a marqué un arrêt à Tchaourou. Une séance d’échanges a été tenue à la maison du peuple de la ville avec les sages, les femmes et les jeunes de Tchaourou. A l’occasion, Rachidi Gbadamassi, Chabi Sika et le Ministre Hèhomey ont expliqué à l’assistance la vision de Patrice Talon pour tout le pays. « Il n’y a pas un président à part pour le nord et un autre pour le sud. C’est Patrice Talon seul qui est élu et qui est le président de tous les Béninois », a lancé Rachidi Gbadamassi aux populations. « Nous devons rendre grâce à Dieu car, notre frère Yayi Boni a fait 10 ans à la Boad et 10 ans à la tête du Bénin. Il ne reste qu’à rendre gloire à Dieu », a poursuivi le député Gbadamassi en langue locale. Il a été appuyé par Chabi Sika. Pour lui, « Tchaourou est avec le Gouvernement Talon » et Yayi Boni n’a plus aucune possibilité de revenir au pouvoir. « C’est impossible ! La constitution de notre pays est claire, et nous devons le comprendre pour accompagner l’actuel régime », a-t-il ajouté.

Avec la foule, la délégation s’est ébranlée au palais royal de Tchaourou. Le roi, en personne est sorti accueillir Hèhomey et sa suite. Ils lui ont expliqué le but de leur descente et l’ont rassuré de ce que Tcahourou ne sera pas oublié. Le roi, visiblement ému par la visite, a salué la démarche des autorités. Il a prié pour le Gouvernement et son Chef afin qu’ils réussissent leur mandat. Les prières ont été prononcées sur le mur sacré du palais royal, en présence de la délégation ministérielle.

Félicien Fangnon