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DEPUTEJusqu’à 22 heures à la plénière d’hier mardi 24 mars 2015, la minorité parlementaire s’est retrouvée dans l’incapacité de déposer à la cellule informatique la liste de désignation de leurs représentants dans les postes de vote. Du côté de la majorité parlementaire, des listes partielles ont été déposées. Du coup, les travaux ont connu un blocage au point où le président Mathurin Nago a été obligé, sur la demande de plusieurs députés, d’arrêter l’horloge à 00 heure (une pratique parlementaire qui permettra aux députés de poursuivre les travaux).

Face à cette incapacité de la minorité parlementaire à déposer ses listes, et au regard de la menace de la clôture de cette session extraordinaire, le président Nago a décidé d’aller jusqu’au bout et faire adopter les listes, même s’il s’agit de listes partielles transmises à la cellule informatique de l’Assemblée nationale. Après donc deux suspensions de séance, le président Mathurin Coffi Nago a décidé de lever l’équivoque sur le blocage de la désignation. Il s’est avéré, selon ses déclarations, que c’est la minorité parlementaire qui bloque les travaux. « Au niveau de la majorité parlementaire, l’essentiel a été déposé alors qu’au niveau de la minorité, aucune liste n’a été déposée. Or, nous avons l’obligation de clôturer la session extraordinaire et en même temps procéder à la désignation de nos représentants ». Ainsi s’adressait le président Nago à ses collègues à la reprise de la plénière aux environs de 21h 30mn. Malheureusement, les interventions des uns et des autres pour débloquer cette impasse n’ont pas prospéré. Pour certains députés, même si on donnait plusieurs semaines pour que la minorité parlementaire puisse finaliser cette liste, ce serait impossible. Face aux contraintes légales. Le député Sabi Moussa a estimé que, s’il n’y a pas possibilité de proroger le délai de désignation jusqu’à une session extraordinaire, il faut alors bloquer l’horloge à 00 heures pour finir la désignation. Quant au député Candide Azannaï, il est revenu sur le travail abattu par les députés afin de sortir une liste qui ne sera pas contestée. « Nous devons arrêter la montre et continuer jusqu’à rendre le travail », a expliqué ce dernier. A la question de connaître les niveaux de blocage qui empêchent les collègues de la minorité, le président du groupe parlementaire Prd-Un, Augustin Ahouanvoébla, a estimé que son souhait est de ne pas faire un travail bâclé. « Nous avons souhaité faire un travail de façon harmonisée. Pour ce faire, nous avons envoyé des listes parcellaires en support papier. Il faut bloquer l’horloge pour nous permettre de finir la saisie afin de déposer la version électronique », a déclaré ce dernier. Mais jusqu’à 00 h 30 où nous mettions sous presse, les députés ne sont pas revenus dans l’hémicycle.

Thobias Gnansounou Rufino (Br Ouémé-Plateau)