Spread the love

yayiLe patron des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Yayi Boni, rivalise d’ardeur pour dénicher un candidat pour la présidentielle de 2016. Face à l’activisme politique de ses opposants, il a cru remobiliser sa troupe hier lundi 12 octobre 2015 au Palais des congrès de Cotonou. Seulement, ce fut un conclave de plus.

L’oiseau rare qui fera l’unanimité au sein des partisans du chef de l’Etat tarde à révéler son nom à Yayi Boni. Le chef de l’Etat n’a toujours pas encore trouvé les ressources intellectuelles nécessaires pour communiquer à ses poulains le nom de son candidat. La rencontre qu’il a eue avec le reste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’était qu’un trompe-l’œil. Les difficultés pour le chef de l’Etat à désigner son successeur sont manifestes. Or, l’intention de la rencontre était d’indiquer l’homme sur qui il jette son dévolu pour le remplacer à la Marina. Mais, analysant la situation et l’atmosphère qui ne s’y prêtent pas, le président Yayi Boni s’est simplement caché derrière le vocable de remobilisation de sa troupe dans la perspective de 2016. Dans son intime conviction, son tendre cœur bascule entre le ministre Komi Koutché, dont l’acte de naissance est en conflit avec l’article 44 de la Constitution pour être éligible, et le ministre François Adébayo Abiola, professeur de rang magistral et remplissant toutes les conditions d’éligibilité. Le premier ministre Lionel Zinsou se serait rendu à l’évidence de ses illusions, et ne serait plus le joker de Yayi Boni pour la présidentielle prochaine. Malgré, ce diagnostic, le président de la République éprouve de montres difficultés à opérer un choix fédérateur. Pendant ce temps, le compte à rebours a commencé.

 Jean-Claude Kouagou