Spread the love
Lionel-zinsou-au-parlementLe mardi 03 novembre 2015, sur un plateau de la télévision nationale, le premier ministre, Lionel Zinsou, formalisait sa candidature à la présidentielle de 2016. L’engagement qu’il avait pris devant les téléspectateurs n’a plus été respecté. Le premier ministre avait subordonné sa candidature à la réalisation d’un consensus à la mouvance présidentielle.
Le mardi 03 novembre 2015, à travers une émission spéciale portant sur le thème : « paix et unité : la plus-value en période électorale », le premier Ministre, Lionel Zinsou formalisait sa candidature. L’émission a été exceptionnellement et exclusivement conçue à l’effet d’annoncer la candidature du Franco-béninois. Lionel Zinsou déclarait qu’il fallait réaliser un consensus au sein de la mouvance au pouvoir, avant de solliciter les suffrages des électeurs. Mais, les dissensions au sein des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont conduit à la mise sur pied d’une commission chargée de recenser les candidatures à l’interne pour l’organisation des primaires. Les critères d’éligibilité que doivent remplir les candidats ont été définis par les textes qui gouvernent les Fcbe. Selon nos informations, le verrou des critères a été sauté pour faire passer en force le candidat de Yayi. Au cours d’une séance, courant novembre, Lionel Zinsou est désigné candidat à la conquête de la Marina par le leader charismatique des Fcbe. Les dissensions se sont accentuées. Les caciques de l’Alliance ont appelé au respect des textes et des critères. Mais, Yayi Boni n’a pas voulu l’entendre de cette oreille. Il est passé à la vitesse supérieure en officialisant la candidature de Lionel Zinsou vendredi dernier. Celui-ci, en acceptant d’être le candidat des Fcbe minées par des contradictions et une multitude d’ambitions a trahi sa parole. L’homme en possession d’une double nationalité a violé son engagement. Dans la foulée, quelques questions essentielles se bousculent. Lionel Zinsou mérite-t-il cette désignation? Que doit-il en retour au chef de l’Etat ? Lionel Zinsou sera-t-il le nouveau chef de file des Fcbe où les contradictions sont légion? La réputation au plan international et la gestion des sociétés dans des pays où la législation s’applique et le respect de la parole donnée est un principe républicain, suffisent-elles au premier ministre général de diriger un pays dont le système partisan est encore en chantier ? Lionel Zinsou doit encore réfléchir. Il y va de l’intérêt des Fcbe.
J C K