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L’appel du président de l’Ancb, Luc Atrokpo a réduit les ardeurs

Au lendemain de l’entrée en fonction de la coalition au pouvoir, un vent de destitution des maires s’est emparé des Conseils communaux. Plusieurs Communes ont été secouées et au moins quatre maires ont perdu leurs sièges. Mais depuis peu, une accalmie s’observe avec des échecs de tentatives de destitution.

Les velléités de destitution de maire ne sont plus en vogue. L’article 53 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999, souvent recouru à cet effet par des conseillers dissidents est, pour l’heure, remis aux calendes grecques. L’épée de Damoclès semble avoir été rengainée, même si quelques rares maires continuent de faire l’objet de procédures infructueuses de destitution. Ces derniers parviennent désormais à se maintenir au pouvoir. En faisant le bilan, l’on s’aperçoit que les communes du Zou détiennent la palme d’or de tentative de destitution de maire avec les Communes de Za-Kpota et de Djidja. Le maire Placide KokouAvimadjènon de Djidja a perdu son fauteuil au profit de l’élu communal Guillaume Fandohan. Celui de Za-Kpota, Antoine Affokpofi, au terme d’une procédure qui est allée à son terme n’a pas pu être destitué. Dans le département des Collines, c’est le maire de Glazoué qui a joué des pieds et des mains pour échapper à la destitution engagée contre sa personne par la majorité des conseillers. A l’Est du département du Zou, se situe celui de l’Ouémé. Dans ce département, le maire de la Commune de Bonou, Alexandre Zannou, n’a pu résister devant la machine des dissidents qui tenaient à le remplacer. Ainsi, sa page a été vite tournée et c’est Emmanuel Zoumènou qui administre la commune de Bonou depuis peu. Il en est de même de Mathias Djigla qui a cédé sa place à Michel Aclehinto à la tête de la mairie d’Allada. Le maire de Tori, Robert Tolègbon, s’est montré invincible face au turbo déployé contre sa personne. Dans la partie septentrionale, la procédure engagée contre SalifouBachabi, maire de Gogounou, dans le département de l’Alibori, a abouti à l’élection de son successeur MoutawakilouAliou. Le cas qui demeure frais dans la mémoire collective des Béninois en matière de destitution de maire en 2016, aura été celui de Parakou. Et pour cause. Les forces en présence face à l’esprit de l’article 400 du Code électoral ont fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il s’agit en effet d’un Conseil de 25 membres dominés par des élus de la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui sont au nombre de 16. En définitive, une nouvelle majorité a été dégagée des Fcbe pour non seulement faire tomber le maire KarimouAdamouSouradjou, mais aussi pour proposer, par acte notarial, un candidat appartenant à l’une des listes minoritaires. Ainsi, au terme d’une procédure qui a suivi toutes les étapes exigées par les lois, Charles Toko a été élu maire de la municipalité de Parakou en remplacement de KarimouSouradjou.

Jean-Claude Kouagou