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toboula2017
Le préfet Modeste Toboula ne doit plus reprendre avec son excès de zèle

Le Préfet  du département du Littoral, Modeste Toboula, a forcé la main au gouvernement en l’amenant à poser, par son fait, un acte sacré : l’excuse. Ceci doit tenir lieu d’avertissement pour le super Préfet du littoral.

Il a réussi l’exploit d’amener le Chef de l’Etat à présenter des excuses à son peuple. Le Préfet du département du Littoral, Modeste Toboula, a poussé le bouchon trop loin lors des opérations de libération des espaces publics, et les conséquences ne se sont pas fait attendre. La mesure qui avait pour objectif d’améliorer le cadre de vie des populations, les a plongées dans la désolation. Après un bilan de ces nombreux jours de casses, on voit clairement qu’il est bien possible de faire le bonheur des Cotonois avec la manière. Au cours de son intervention pendant le point de presse qui a lancé l’opération de libération des espaces publics, le Ministre du cadre de vie, José Tonato, a clairement situé le contexte. Il a, à l’occasion, déclaré que le gouvernement n’a aucun intérêt à détruire le tissu économique du pays. Le discours était rassurant, le gouvernement certainement était dans cette dynamique. Mais les actes du Préfet Modeste Toboula sont allés totalement à l’antipode de ce merveilleux dessein. Par son fait, il a désincarné le tissu économique dans son essence. Aujourd’hui à travers la réaction du chef de l’Etat, l’on se rend compte qu’il a parfois agi avec excès. Même l’environnement a été menacé, car des arbres ont été déracinés. La santé et l’assainissement ont été la note salée, car des lieux d’aisance et des puisards ont été touchés par ces opérations. Il semble que le Préfet a agi sans plan. Pourtant, c’est fort du constat selon lequel il ne maîtrise pas grand-chose du plan d’assainissement qu’on a estimé qu’il soit assisté de cadres du Ministère de l’environnement. Mais, il a semblé qu’il est allé au-delà de la mission à lui confiée, contraignant le gouvernement à s’excuser. Modeste Toboula a fait du mal à l’Exécutif qui s’est senti dans l’obligation de réparer les dommages causés par ses opérations. Le dire de cette façon n’est pas exagéré. Sur toute la ligne, les dommages sont colossaux. Au-delà des puisards et lieux d’aisance, il y a  aussi assez de torts que la force publique a causés et qu’il est pratiquement impossible de réparer actuellement.  Le tout puissant Préfet, porté sans doute par l’ambition du gouvernement, a dépassé les normes en laissant ses agents agir là où il n’en fallait. Tous ces dégâts pouvaient être bien limités, car il y a des casses qui ont été vraiment inutiles et qui, selon certains, frisent l’acharnement. Le  gouvernement, une fois encore, est intervenu pour calmer un peu les esprits par l’acte responsable et humble qu’est l’excuse. Il faudra maintenant et tout de suite souhaiter que ces errements du Préfet s’arrêtent dans la conduite de prochaines opérations. Le Préfet doit voir, à travers cette excuse du gouvernement, un avertissement car cet acte est d’une gravité. Si le Préfet ne l’a pas compris, il faudra vraiment qu’on le lui explique.
AT