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Patrice-Talon2018Le Conseil des ministres du jeudi 12 décembre 2018 est revenu une fois encore sur le détournement de vivres destinés aux cantines scolaires gouvernementales, (phase2). Des mesures urgentes ont été prises à l’encontre des mis en cause.

17 directeurs d’école ont reconnu les faits de détournements de vivres, 13 ont reconnu les déficits constatés sans pour autant vouloir en porter la responsabilité, et 31 responsables d’écoles se sont abstenus de répondre pour aider la commission à situer les responsabilités. C’est ce qu’il convient de retenir de la mission d’investigation de janvier, février, mars et avril 2018   diligenter par le ministère des enseignements maternel et primaire  aux fins de vérifier l’utilisation qui est fait des vivres dans le cadre des cantines scolaires gouvernementales (Phase 2). Du riz, du haricot, du maïs, de l’huile, du pois jaune, et du sel sont détournés frauduleusement avec un mode opératoire qui consiste en une majoration frauduleuse des effectifs pour favoriser le prélèvement de quantités plus importantes de vivres. Malgré les mesures coercitives qui ont été prises pour les 1er cas de détournements de vivres en octobre 2017, ces directeurs d’écoles n’ont pas eu froid aux yeux pour s’adonner à cette sale besogne. L’attitude des 31 responsables d’écoles qui ont refusé de répondre aux questions empêchant ainsi la commission à situer les responsabilités est à décourager avec la dernière rigueur. C’est de l’irresponsabilité à nul autre pareil et ce comportement  désinvolte ne saurait être toléré dans une administration qui est régie par des lois. A ce titre, le gouvernement à travers le ministre des enseignements maternel et primaire ne doit pas y aller de main morte lorsque leur culpabilité sera établie. Certains cadres béninois continuent de penser que les vieilles habitudes comme l’impunité et la prévarication qui ont tout le temps régnée doivent continuer. Malgré le ton qu’a donné le gouvernement, ils ne veulent pas se mettre au pas. C’est regrettable de voir des personnes chargées de préparer et de former l’homme de demain à travers l’éducation persister dans de telles pratiques qui déshonorent leur statut. C’est vrai que le mal est profond et a la peau dure mais le  gouvernement doit sévir sans complaisance afin de décourager à jamais ceux qui pourraient s’adonner à ça.

 Armel Nelson Avadémey