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Le préfet du Mono se soucie beaucoup des mauvaises conditions de vie de ses populations

Le préfet du département du Mono, multiplie les bonnes actions au profit de ses administrés. Après l’interdiction des ‘’sachets’’ Comlan Sènan Sèdzro Zinsou est sur le point de fermer les morgues qui ne répondent pas aux normes d’hygiène et de sécurité des populations.

Le préfet du Mono a la ferme volonté d’améliorer les conditions de vie des populations. Raison pour laquelle, il multiplie les bonnes actions au profit de ces dernières. Nommé le 22 Juin 2016 en conseil des ministres, il ne dort pas sur ses lauriers. Il s’engage à relever les défis de développement de son département. Contrairement à certaines autorités, il est souvent ponctuel aux réunions et dépêche, en cas d’empêchement, l’un de ses proches pour le représenter. Au nombre de ces premières actions, figure l’interdiction des ‘’sachets’’. En effet, réunis le 15 février 2017 en deuxième session de la conférence administrative départementale, il a, en collaboration avec son homologue du Couffo, Christophe Mègbédji, saisi l’occasion de cette session pour interdire  l’utilisation des ‘’sachets’’ plastiques sur son territoire. Au cours de la session, il a été recommandé d’instruire les directeurs départementaux aux fins de sensibiliser les restaurateurs se trouvant aux alentours de leurs structures. Le message à l’endroit de ces derniers est clair : plus de repas emballés dans des sachets. Les maires des différentes communes ont été sollicités afin de sensibiliser les populations sur cette réforme. Au niveau central, aucune loi n’interdit encore l’utilisation de ce genre d’emballages dans le pays, malgré leurs impacts sur le cadre de vie, la santé et l’environnement. Mais l’autorité préfectorale a pris l’engagement de mettre fin à cette pratique, car l’impact négatif de ces emballages sur le quotidien des populations est considérable. Comme l’indiquent les spécialistes, les emballages plastiques ont pour conséquence le ralentissement de l’infiltration de l’eau dans le sol, nuisant ainsi à l’agriculture par exemple. Jetés dans la nature, ils sont consommés par les animaux, provoquant leur mort par étouffement. Ils obstruent également les canalisations, provoquant des inondations. Brûlés, les sacs plastiques dégagent des gaz qui sont susceptibles de provoquer des affections respiratoires. Quelques mois plus tard, c’est-à-dire le 1er août 2017, le préfet Zinsou était aux côtés de ses   ses frères et sœurs du département pour célébrer le 57ème  anniversaire du Bénin  à l’indépendance. Cet événement a été marqué à la place de l’indépendance de la commune de Lokossa. Selon le préfet le Bénin est heureux à d’offrir le plein épanouissement à ses fils et filles. Malgré la crise socio-économique qui s’abat sur le quotidien des Béninois, l’autorité préfectorale pense que ce n’est pas une raison pour les citoyens de désespérer. « Vous ne devez pas être pessimistes. Vous devez être des personnes engagées pour la transformation du pays», leur a-t-ils lancé. A l’en croire, les Béninois doivent se mettre ensemble pour faire les sacrifices nécessaires en vue de changer le visage du pays. Le 1er août 207 a été pour lui le moment d’exhorter à la mobilisation pour la réalisation des projets que le chef de l’Etat à prévus pour le département du Mono.
 
Ag de la Chambre interdépartementale d’agriculture
 
Le 17 septembre 2016, il a assisté à l’assemblée générale des élus consulaire de la Chambre interdépartementale d’agriculture du Mono-Couffo (Cia-Mono-Couffo). A en croire le secrétaire général de la chambre, Patrice Hongbété Zinsou et le directeur général du Carder Mono-Couffo, Maurice Noumonvi, cette réunion a pour objectif de discuter de la disponibilité des opportunités de financement des activités agricoles dans les deux départements. Face aux difficultés que rencontrent les producteurs, les représentants du maire de Lokossa, Prosper Faustin Akodédjro, et le préfet Zinsou Komlan Sèdjro ont, à l’ouverture des assises, promis apporter leur contribution au développement de l’agriculture dans les deux départements.
 Des morgues bientôt fermées
 L’autorité préfectorale du Mono s’est imprégnée des mauvaises conditions d’existence des morgues installées sur son département. Au cours de la conférence administrative de son département du mois dernier, il a pris la décision de fermer les centres de rétention des cadavres qui ne répondent plus aux normes d’hygiène et de sécurité. Cette décision a été prise suite à la mission conjointe de contrôle des normes et des qualités des prestations faites par les établissements de conservation de cadavre des départements du Mono et du Couffo.  Selon ses conclusions, les funérariums et morgues gérés par le secteur privé répondent parfaitement aux normes exigées par les textes en vigueur au Bénin. Cependant, ceux de l’Etat ont du mal à répondre à ces normes. L’autorité préfectorale a décidé de la fermeture de la que la morgue de l’hôpital de Comè dans les prochains jours. Selon Gabin Accrombessi le directeur départemental du Cadre de vie du Mono et du Couffo, cette morgue ne respecte pas les règles élémentaires d’hygiène et du nombre maximal de cadavres pris en charge par rapport à sa capacité. Mais ce n’est pas le seul problème décelé à la morgue de Comè. Gabin Accrombessi a également dévoilé l’existence de problème au niveau de la gestion des corps sous-main de la justice. Pour combler ce vide lié à la fermeture de la morgue de l’hôpital de Comè, le préfet a suggéré que celle de l’hôpital de Grand-Popo soit mise en service afin de recevoir les corps mis en conservation.
Après les affrontements à Houéyogbé
 Comme un bon homme de paix, le préfet du Mono a apaisé les manifestants de la commune de Houéyogbé qui voulait en découdre avec le commandant de brigade de la localité le 27 février2017.  N’eut été son intervention, les affrontements allaient dégénérer, car la tension était, selon les manifestants, très vive. Alerté par les manifestants, le préfet du Mono n’a pas hésité à se dépêcher sur les lieux. Accompagné du maire de la commune, Cyriaque Domingo, il s’est dirigé vers la gendarmerie sous les ovations des populations. Après cela, il a avec le concours du maire de Houéyogbé, du  commandant de la brigade,  du  commandant de la compagnie de Lokossa, et du capitaine Géneviève Fagnimon, tenu une réunion de crise à la mairie. « A l’heure où je parle,  nous avons eu la confirmation, que le Cb en question a été relevé de ses fonctions. Donc, la hiérarchie nous a écouté et a relevé de ses fonctions, le commandant de brigade. Je pense que la population est en paix maintenant », a-t-il fait remarquer. En dépit de ces actions, le préfet ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, il compte en faire davantage pour le bonheur des populations du Mono.
 
Claude Ahovè
(Br Mono-Couffo)