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Me Paul Kato-Atita dans le dillatoire

L’avocat Paul Kato-Atita a donné une conférence hier dimanche 27 no-vembre 2016 à son cabinet à Cotonou. Après avoir défendu Sébastien Aja-von dans l’affaire des 18 kg de « cocaïne pure », il s’est prononcé sur l’arraisonnement de 54 kg du même stupéfiant dans un conteneur au port de Cotonou. Comme dans le premier dossier, il évoque une substitution de plombs. Mais plutôt que de confondre les autorités, sa thèse confirme l’existence d’une filière de drogue au Bénin. Ce qui donne raison au chef de l’Etat, Patrice Talon.

Me Paul Kato-Atita donne raison au président de la République, Patrice Ta-lon sur le développement d’une filière de drogue au Bénin. L’avocat, en donnant une conférence de presse relative à l’arraisonnement de 54 kg de cocaïne, confirme l’existence d’acteurs qui excellent dans le domaine des stupéfiants. Au cours de l’exposé liminaire qu’il a présenté aux hommes des médias, Kato-Atita a défendu, comme dans le cas de l’affaire de 18 kg de « cocaïne pure » retrouvés dans un conteneur de Cajaf comon de l’opérateur économique, Sébastien Ajavon, que les plombs ont été changés. Le Conseil de la société Trinity Trading Limited Sarl, destinataire du conteneur conte-nant les 54kg de cocaïne, a fait savoir que les scellés originaux ont été rem-placés au port de Cotonou. Il s’agit des mêmes arguments du même avocat dans les mêmes affaires de stupéfiants impliquant des sociétés de haut stan-ding. En effet, il affirme que le dépotage a eu lieu le samedi 19 novembre 2016 en l’absence des représentants de la société Trinity Trading Limited Sarl. « C’est seulement le surlendemain, lundi, que des représentants de la société ont été appelés pour constater la supercherie », a-t-il soutenu. Kato-Atita révèle en outre qu’au cours du trajet du Brésil au Bénin en passant par l’Espagne où un transbordement a été effectué le 31 octobre, les scellés ori-ginaux étaient toujours intacts. Il insinue « que les gens ne sont pas cons pour se livrer à une telle activité illicite au moment où l’affaire des 18 kg de cocaïne pure battait son plein depuis le 28 octobre ». Il a levé un coin de voile sur la nature juridique de la société Trinity Trading Limited Sarl. Elle est, selon lui, une société de droit béninois dont l’Indo-pakistanais est un des actionnaires majeurs. Pour les besoins de l’enquête, des représentants de cette société ont été placés en garde à vue le 23 novembre, puis sous mandat de dépôt le 25 novembre.
 Le procédé des plombs
 Les services de renseignements disposent d’informations selon lesquelles le port autonome de Cotonou serait devenu une plaque tournante de la drogue. Pour soigner l’image du pays, ils se sont lancés dans la traque des profes-sionnels de la drogue. Après l’affaire de 18 kg de cocaïne pure, voici celle de 54 kg du même produit prohibé. Se fondant sur les deux cas de saisie ces dernières semaines, l’on s’aperçoit qu’il se développe et s’entretient un tra-fic illicite des stupéfiants. Et les stratégies pour les faire entrer sur le terri-toire sont les mêmes. En effet, le procédé consiste à dissimuler la drogue dans des marchandises chargées dans des conteneurs qui arrivent au port. Ce mode opératoire se répand avec des trafiquants qui ont plus d’un tour dans leur sac. L’objectif est de se réfugier dernière le changement des plombs pour s’innocenter. Lorsque le pot aux roses n’est pas découvert, la drogue est ainsi déversée sur le territoire national. Mais, lorsque le produit illicite est intercepté par les services compétents, on crie au scandale, déclarant que les scellés encore appelés plombs sont violés et changés. Tout le monde en sait désormais un peu plus sur cette stratégie. Le gouvernement du président Pa-trice Talon est résolu à lutter contre la drogue au Bénin et à donner au pays une autre image que celle de trafiquants de stupéfiants. Si la justice a lavé Sébastien Ajavon au bénéfice du doute, car la thèse de changement de plomb a été défendue dans son dossier, est-ce que la justice sera une fois encore amenée à aller dans le même sens ? 
 Abdourhamane Touré