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Gustave-Assah
Gustave Assah et les siens s’affairent pour un dialogue de haut niveau

Le Comité de suivi de la mise en œuvre du Système national d’Intégrité (Sni) a tenu sa troisième réunion hier mardi 23 janvier 2018 à Bénin Royal Hôtel. Cette rencontre entre dans le cadre de la préparation du dialogue de haut niveau prévu pour très bientôt.

Plus d’un an après la mise en route du processus d’évaluation du Système national d’intégrité (Sni) au Bénin, ou en est-on réellement ? C’est à cette question qu’essayera de répondre le panel de haut niveau prévu pour débattre du sujet ce vendredi. En atelier hier, les acteurs du comité technique de pilotage se sont retrouvés pour faire le point. Ensemble, ils ont exploré les grands acquis mais aussi les insuffisances notées depuis le démarrage de la phase pratique du Sni au Bénin. Des différents échanges, on retient que plusieurs diligences ont été faites pour faire porter le projet par les structures sectorielles des ministères concernés. Au-delà des difficultés d’appropriation qui ont retardé au début le processus, il a été noté par la suite une prise en compte par les acteurs de l’enjeu des Sni juste après la rencontre de Grand-Popo. Il est tout de même déploré au cours de la séance, une évolution lente des progrès espérés. Sur les 27 points à atteindre, 3 ont connu un progrès considérable. 5 ont connu un progrès partiel et 19 sont restés statiques. Au cours de leurs différentes interventions, le représentant de Transparency International Samuel Kaminda et le Coordonnateur de Social Watch, Gustave Assah ont rappelé les grandes lignes du processus d’évaluation du Système national d’intégrité. Ils n’ont pas manqué de souligner la nécessité d’œuvrer à l’atteinte des objectifs. Le représentant de l’Union Européenne, Manuel Fernandez Quileza salué les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la corruption. Il l’a exhorté à plus d’engagement en vue d’une efficacité dans l’action. « Le rejet du projet de réforme constitutionnelle qui prévoyait la création d’une Cour des comptes ne permet  plus d’envisager la possibilité d’avoir cette institution  dans les prochaines années. Egalement, les réformes dans le secteur de la justice et la mise en place d’une vision  intégrée de la lutte contre l’impunité restent des enjeux pour les année à venir », a-t-il fait savoir.

 HA