Spread the love

Bintou-Chabi-Adam-TaroLes membres du Conseil économique et social (Ces) sont désormais informés sur le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Sur l’initiative de la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Adam Chabi Taro, une séance de présentation du document conceptuel a été organisée hier, jeudi 28 juin 2018, au siège de l’institution à Cotonou.

La ministre des Affaires sociale et de la microfinance respecte la démarche inclusive voulue par le gouvernement autour du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). En attendant le vote d’une loi sur le dispositif, Bintou Chabi Adam Taro s’est rendue hier au Conseil économique et social (Ces) avec l’équipe de coordination du projet. L’objectif de cette descente très appréciée des conseillers et du président Augustin Gbian, est non seulement d’entretenir l’institution sur le contenu du projet, mais surtout de recueillir sa contribution et ses suggestions pour enrichir le document en vue d’en assurer une opérationnalisation cohérente et efficace. A l’entame de la séance, la ministre Adam Chabi Taro a expliqué pourquoi le gouvernement a décidé d’organiser un dialogue inclusif autour de l’Arch. « Le gouvernement veut imprimer un nouveau dynamisme au processus de conception et de mise en œuvre de ce dispositif, en y associant tous les acteurs concernés », a-t-elle fait savoir. Il s’agit donc de faire participer l’ensemble des parties prenantes à la réflexion afin de bâtir un dispositif consensuel, inclusif et cohérent, qui faciliterait l’atteinte des objectifs visés par le chef de l’Etat. Elle a aussi rappelé l’état des lieux « très critique » en matière de protection sociale pour les acteurs du secteur informel qui représentent 94,3% de la population active.

 Un document ambitieux

 La quintessence du projet a été livrée à l’assistance par le coordonnateur du projet. En 6 points, Venant Quenum a permis aux conseillers de découvrir ce principal outil de mise en œuvre de la stratégie de protection sociale du gouvernement. De sa présentation, on note que l’Arch est destiné aux couches les plus démunies des secteurs de l’agriculture, du commerce, du transport, de l’artisanat, de l’art, de la culture et des personnes pauvres sans activité. Il propose une offre de 4 services de protection sociale que sont : l’assurance maladie, la formation, l’accès au crédit et l’assurance retraite. Son volet principal est l’assurance maladie qui sera rendue obligatoire par la loi (qui sera votée) pour toute personne résidant au Bénin ; cela dans le but d’atteindre la couverture maladie universelle.

La phase pilote du dispositif s’étendra de septembre 2018 à mars 2019 après la mise à jour du document de projet et autres préparatifs. A partir du 1er avril 2019, va démarrer la généralisation du dispositif Arch avec la prise en main par l’Agence nationale de protection sociale (Anps) qui sera créée à cet effet.

Les conseillers ont, à l’unanimité, affiché leur satisfaction de la présentation. « L’espoir est permis aux pauvres. Le document projeté montre que le gouvernement a réfléchi avant de venir au pouvoir », s’est réjoui le conseiller Pascal Todjinou. Certains de ses collègues ont fait des contributions que la ministre des Affaires sociales a promis de prendre en compte.

 SA